La JCML du Rhône soutient cette pétition, à l'initative de la FSE Lyon, qui a récolté 500 signatures en 2
jours. Elle soutient la revendication de régularisation de cette étudiante étrangère et de sa famille, menacée d'expulsion. Elle revendique la régularisation de tous les sans papiers,
qui passe par la luttte de ceux-ci avec l'ensemble du prolétariat de nationalité française ou non et des masses progressistes. Nous appelons au rassemblement pour la soutenir le 25
Février à 9h00, au tribunal administratif 184 Rue Duguesclin à Lyon, salle n°6.
Soraya est une étudiante en Première année de Licence Droit et Science Politique.
Son pays d’origine est l’Algérie, et c’est le 22 avril 2008 qu’elle a gagné le territoire français, accompagnée de son mari Nouredine, et ainsi quitté un pays où les perspectives d’avenir sont quasi nulles du fait de la situation économique de celui-ci et du taux de chômage particulièrement élevé. Viens s’ajouter à cela les violences politiques qui ont persisté en 2009 et ont fait selon Amnesty International, reprenant les chiffres de la presse, entre 60 et 90 morts. Parmi elles, les victimes d’attentats revendiqués par un groupe se faisant appelé Al Qaïda au Maghreb islamique et celles des opérations de ratissage et d’affrontements menées par les forces gouvernementales. Enfin, le gouvernement algérien s’illustre tristement par l’absence d’initiatives pour enrayer les abus de son système judiciaire (pratique de la torture, procès non équitables, actes de harcèlement envers les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes, disparitions forcées). Il paraît donc bien évident qu’au-delà des possibilités d’étudier le droit et la science politique à Lyon pour Soraya, la France offre à elle et son mari des condition de vie plus sûrs et la possibilité de se construire un avenir commun.
Lorsque Soraya
entre en France, elle dispose d’un visa de trente jours et reçoit après demande une
autorisation provisoire de séjour. Elle est alors hébergée chez le père de son mari,
résident
en France depuis de nombreuses années, et souffrant. Le réconfort et
l’assistance
qu’ont apporté les deux époux à Tahar, leur très bonne intégration, autant qu’il leur était permis,
comme en témoigne leur engagement auprès des associations la Croix-Rouge et Coup de pouce - Université, au pays qu’ils ont choisi et en lequel repose leurs
espoirs
de voir se réaliser les objectifs pour lesquels ils se battent, justifient largement que leur soit accordé un permis
de séjour, si ce n’est l’asile. De plus, Soraya et son mari sont parents de deux enfants depuis octobre 2008 et il
en va de leur intérêt que le pays qui les a vu naître demeure le leur tant que Soraya et Nouredine le désire.
Pour autant, la demande d’asile qu’a formulé le couple a été rejetée, et leurs autorisations de séjour respectives n’ont pas été renouvelées. Aujourd’hui, Soraya, son mari, et ses deux enfants ont reçu de la part de l’administration française l’obligation de quitter le territoire et ce dans un délai d’un mois.
Un recours a été déposé par leur avocate auprès du Tribunal Administratif de LYON, afin que les instances responsables prennent une décision en leur faveur.
Sans le soutien de l’ensemble des étudiants de l’Université Lyon II en solidarité avec leur « camarade de cours », et plus généralement avec l’ensemble des personnes, familles ou individus isolés, victimes de la politique de l’immigration en France, le combat de Soraya et sa famille sera perdu d’avance.
En signant cette pétition vous témoignez de votre soutien à Soraya et sa famille et demandez que soit reconsidéré l’arrêté de reconduite à la frontière et qu’il leur soit accordé un permis
de séjour en France.
L’audience aura lieu le 25 février 2010, à 9 heures, au Tribunal Administratif de LYON en salle
n°6 (184 rue Duguesclin à LYON).





