Le passage du capitalisme au communisme ne peut évidemment manquer de fournir une grande abondance et une large diversité de formes politiques, mais leur essence sera nécessairement une : la dictature du prolétariat.
Lénin
e, l'Etat et la révolution (1917)

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Déclaration générale du Comité National pour l’Unification du Mouvement Communiste en France
Adoptée à son assemblée constitutive

Réunies le 28 octobre 2006 à Paris, les organisations suivantes ont décidé la création d’un Comité National pour l’Unification du Mouvement Communiste en France: l’Association Karl Marx, le Cercle Communiste d’Alsace, le Collectif Militant Communiste, Communistes en Lutte, la Coordination Communiste du Nord/Pas-de-calais, les Jeunes Communistes Marxistes-Léninistes d’Albi ; l’Union des Révolutionnaires Communistes de France.
Cette décision est la réponse à plusieurs constats :
1) Le capitalisme prouve chaque jour son incapacité à satisfaire les besoins matériels, sociaux et culturels des travailleurs. Ses intérêts impérialistes conduisent à une politique de guerre, d’oppression et de pillage des ressources des pays qu’il domine.
2) Il n’existe pas aujourd’hui en France un Parti Communiste authentique porteur de la seule alternative réelle au capitalisme : la lutte de classe, la révolution et le socialisme. Cette absence laisse le champ libre à l’opportunisme, l’anarcho-syndicalisme et le trotskisme.
3) Il existe pour des raisons historiques et politiques objectives et subjectives un certain nombre d’organisations qui se réclament des principes fondamentaux du marxisme-léninisme.

Cet éparpillement des forces communistes marxistes-léninistes est l’une des causes des difficultés de ce mouvement à constituer un pôle révolutionnaire visible et crédible pour la classe ouvrière et les autres couches de notre peuple qui ont besoin, pour trouver une perspective à leurs luttes, d’une alternative révolutionnaire anticapitaliste démarquée de toutes les variantes du réformisme social-démocrate.
L’expérience de la campagne pour la victoire du NON au référendum pour le TCE, et en particulier le succès mobilisateur du meeting du 5 mai 2005 à Paris à l’initiative du CMC, de la CC 59/62, du PCOF, du PRCF et de l’URCF a montré que l’unité d’action nécessitée par la lutte politique commune pouvait être réalisée en dépit des divergences existant par ailleurs. La solution des divergences est entravée par l’inexistence d’un cadre permettant de les examiner, d’en évaluer les aspects idéologiques et politiques, et, en conséquence, d’avancer dans la voie de leur traitement théorique et pratique. Le CNU s’est donc constitué comme une réponse à ces constats.
Sans remettre en cause l’indépendance des organisations qui le composent, mais en se donnant les moyens de surmonter leur dispersion actuelle, le Comité National Unitaire se donne les fonctions suivantes :
1) Organiser les initiatives politiques correspondant aux combats politiques actuels, nationaux ou internationaux, sur lesquelles les organisations qui adhèrent au CNU peuvent se mettre d’accord.
2) Organiser sur la base du matérialisme historique, c’est-à-dire de l’application de la théorie scientifique marxiste-léniniste appliquée à l’analyse concrète de la situation concrète, l’examen des convergences et des divergences politiques et idéologiques qui existent.
En progressant vers ces objectifs, pas à pas, sans volontarisme, mais avec détermination, le CNU veut contribuer à la réalisation des conditions objectives et subjectives nécessaires à l’existence en France d’un seul Parti Communiste Révolutionnaire Marxiste-Léniniste.
En fonction de cet objectif, le CNU travaillera en direction des organisations communistes qui ne l’ont pas encore rejoint pour rechercher avec elles l’unité d’action, et pour faire en sorte que toutes les organisations communistes marxistes-léninistes de ce pays avancent dans la voie progressive de leur unification. Il appelle toutes les organisations communistes marxistes-léninistes à rejoindre ses objectifs et à participer à ses activités.

Le Comité National pour l’Unification du Mouvement Communiste en France
Le 28 octobre 2006

Contact : ML.CNU@laposte.net

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Dimanche 4 mars 2007

Cher-e-s camarades,

 

 Nous avions depuis un certain temps pris connaissance de la déclaration générale du CNU-MCF issue de l’assemblée constitutive du 28 octobre. Nous avons depuis suivi son développement avec la plus grande attention.

 

En tant que JCML du Rhône, nos principaux axes politiques sont les suivants :

-                lutte autour de revendications sociales, refus de toute conciliation dans la lutte de classe

-                lutte contre la répression, défense des acquis démocratiques

-                internationalisme prolétarien, lutte contre l’impérialisme français en tant qu’ennemi principal

-                la construction d’un véritable Parti Communiste, dont le but est de prendre le pouvoir par une révolution socialiste instaurant la dictature du prolétariat

 

Bien sûr, nous pensons comme beaucoup d’autres que la dispersion des militant-e-s marxistes-léninistes constitue l’obstacle principal au développement des idées communistes, et condamne aussi longtemps qu’elle se perpétue la constitution du Parti. Celle-ci aura lieu en combinant action unitaire sur des campagnes particulières, discussions stratégiques et théoriques sur les questions brûlantes, resserrement des liens à la base, développement des idées ML, et aggravation du combat sans merci contre tou-te-s celles et ceux qui s’obstinent à gangrener le mouvement ouvrier de l’intérieur : sociaux(ales)-démocrates, révisionnistes, trotskistes, anarchistes, etc.

 

 

Nous exprimons les plus vifs espoirs quand au fait que le CNU sera un jalon essentiel de la construction du Parti communiste. Nous avons donc unanimement décidé de proposer notre adhésion à celui-ci.

 

Nous réaffirmons les même principes que nous avons adoptés à notre fondation, il y a bientôt deux mois, et qui illustrent notre action éventuelle au sein du CNU, nos attentes à l’égard de ce dernier :

      travailler à l’unité des forces marxistes-léninistes tout en combattant le chauvinisme de groupuscule,

      développer une théorie et une pratique suffisamment claire et cohérente pour nous permettre d’avancer sur des bases solides,

      engager un travail de discussion approfondie avec tous ceux et celles qui le souhaitent, de manière constructive, de tous les points qui doivent l’être pour avancer réellement,

      développer nos campagnes dans un esprit unitaire prompt à regrouper largement sur des objectifs tactiques, tout en combattant l’opportunisme, le bureaucratisme et le révisionnisme,

      tout faire pour faire grandir et s’approfondir le mouvement de masse contre le régime capitaliste, ainsi que son tissu organisé, dans une perspective radicale.

 

                Salutations communistes,

                Le Bureau Politique des Jeunesses Communistes Marxistes-Léninistes du Rhône

 

 

 

Dimanche 4 mars 2007

 Métro, boulot, tombeau!

 

 

Trois suicides en trois mois chez Renault, symbole de l'entreprise française s'il en est, voici l'envers du décors.

 

 

A l'heure où les partis de droite comme de gauche nous assènent à longueur de journées, élections après élections qu'il va falloir faire des sacrifices pour l'emploi, comme accepter de travailler plus, l'on se rend compte que les conditions de travail se détériorent. Et cela personne n'en parle.

 

 

Alors que le travail est synonyme d'aliénation, de maladies diverses, de harcèlement pour beaucoup, jusqu'au suicide, les profits des entreprises s'envolent.

 

 

Les capitalistes nous exploitent jusqu'à la moelle: leur objectif c'est d'écraser les acquis sociaux, puis d'écraser les travailleur-euse-s eux(elles)-mêmes sous la charge de travail pour accroître les rendements et ainsi la plus-value. Que se travail soit manuel ou intellectuel, les salarié-es doivent se donner sang et sueur à leur boulot. Même les pauses clopes qui nuisent à la productivité ont été interdites…

 

 

C'est bien la recherche maximale de profit qui pousse les entreprises à maltraiter ainsi les salarié-es. En effet, celles-ci n'ont pas le choix: les salariés sont victimes de leur mise en concurrence opérée par l'économie de marché. Si un patron réduit ses marges ou ne les augmente pas plus vite que les autres groupes, il risque d'être bouffé par ceux-ci, de perdre des marchés, donc des profits, etc. C'est bien le système de production capitaliste qui est la cause des conditions de travail déplorables en France.

 

 

Soutenons donc les initiatives, les revendications allant dans le sens d'une amélioration des conditions de travail!

 

 

Mettons la question du travail au premier plan car elle est en lien avec toutes les autres luttes sur le logement, les salaires, les sans-papiers, l'environnement, etc.

 

 

Dressons- nous face au gouvernement actuel et face au prochains qui nous préparent une aggravation de nos conditions de vie. Les "travailler plus pour gagner plus" des Royal et Sarkozy c'est de la merde pour nous mais de l'or pour les patrons!

 

 

Le chômage c'est la misère , le salariat c'est l'exploitation !

 

 

Dimanche 25 février 2007

Contre la répression politique à Lyon 2


               Au vu du virage répressif pris récemment par l'administration, et notamment la présidence, de l'université lumière Lyon2, c'est à dire le recours à la police, au fichage, à des procédures judiciaires et disciplinaires contre les activités militantes des étudiant-e-s, les jeunesses communistes marxistes-léninistes (JCML) ont choisi de s'associer au rassemblement organisé aujourd'hui, jeudi 15 février à 14h devant la présidence de l'université Lyon 2 (quais) à l'appel notamment du Comité Unitaire de Mobilisation pour la Défense des Libertés Publiques à l'Université (auquel participent également les syndicats étudiants FSE et CNT).

               En ce qui nous concerne, nous considérons que cette politique répressive constitue en quelque sorte le procès politique du mouvement de l'année dernière contre le CPE. C'est pour nous en créant un précédent de cette nature que la présidence de l'université souhaite parer à toute mobilisation future, contre les nouvelles réformes universitaires du gouvernement (reprises par les principales et les principaux présidentiables), par exemple.

                Or, c'est parce que nous croyons que seule la mobilisation nous permet de nous protéger de ces attaques multiformes que nous répondons présents à l'appel autour des revendications suivantes:

       - l'abandon de toute procédure judiciaire et/ou disciplinaire contre les trois étudiant-e-s arrêté-e-s

       - le dossier délateur de plusieurs centaines de pages réalisé par l'université sur les activités des militant-e-s étudiant-e-s de gauche et d'extrême gauche sur toutes les activités politiques depuis au moins un an doit être détruit

       - la présidence qui a engagé sa responsabilité dans ces récents évènements sans en avertir le conseil d'administration doit présenter sa démission

Le bureau de la JCML

Jeudi 15 février 2007
Mercredi 14 février 2007
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