Le passage du capitalisme au communisme ne peut évidemment manquer de fournir une grande abondance et une large diversité de formes politiques, mais leur essence sera nécessairement une : la dictature du prolétariat.
Lénin
e, l'Etat et la révolution (1917)

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L'Etat policier est en marche:
La loi sur la prévention de la délinquance passe à la sauvette...
 
         Adoptée le 22 février 2007, la loi sur la prévention entérinera tout un arsenal de mesures ultra-répressives prétendant prendre le problème à ses racines et dessinant les contours de l’enfant potentiellement dangereux : fichage, flicage, traçage à tous les étages. Maires, travailleur-euse-s sociaux-ales, éducateur-trice-s, psychologues et enseignant-e-s doivent se transformer en indicateur-trice-s de police et signaler tout-e-s les gamin-e-s jugé-e-s « à risque » : trop nerveux-euses, trop bruyant-e-s, ou tout simplement trop vivant-e-s…
Le maire, dans sa ville, aura tous les pouvoirs.
·          Le maire reçoit toutes les infos concernant les familles qui ont affaire aux travailleur-euse-s sociaux-ales.
·          Il peut transmettre toutes ses infos à un « conseil pour les droits et devoirs des familles » nommé par lui, qui se permettra d’adresser des « recommandations » aux familles. C’est la mort du secret professionnel : plus personne n’osera aller voir son assistant-e social-e.
·          Le maire pourra imposer à la famille un stage… à ses frais.
·          Il pourra suspendre les allocs si l’enfant a fait une connerie punie par la loi.
Le maire est devenu le supérieur hiérarchique des travailleur-euse-s sociaux-ales, un destinataire de toutes les informations sociales, judiciaires et médicales. Doté de pouvoir de justice, de sanctions civiles et financières, il devient ainsi le relai de l'Etat policier, bénéficiant de tous les pouvoirs et de tous les passe-droits.
Le fichage est généralisé. Seront mis en place :
            (1)    du nouveau fichier municipal du conseil pour les droits et les devoirs des familles,
            (2)  un fichier municipal du versement des prestations familiales incluant les informations sur chaque enfant scolarisé,
            (3) un fichier incluant le résultat du dépistage précoce des enfants « présentant des troubles du comportement et des signes de souffrances psychique »,
            (4)  un fichier dépendant du ministère de la santé concernant les personnes hospitalisées d’office consultable par les autorités judiciaires, la police, le préfet.
En gros, on peut ficher n’importe qui : les pauvres deviennent des criminel-le-s en puissance un homme ou une femme affamé-e est un homme ou une femme dangereux-euse.
Nos villes et nos quartiers se transforment progressivement en véritables prisons à ciel ouvert.
-     La pose d’installation de caméras de surveillance permet de bénéficier de réductions d’impôts substantielles, ainsi que l’embauche de gardien-ne-s.
-     Les portes des copropriétés devront être fermées de jour comme de nuit.
-     A terme, tout l'urbanisme sera revisité pour faciliter la surveillance.
La police aura désormais tous les pouvoirs.Sous prétexte de lutter contre les stupéfiants, elle bénéficie d'une extension des perquisitions dans les lieux de travail, transport en commun, lors des prises de sang et dépistages. Ils ont officiellement le droit de s’infiltrer dans les réseaux de dealers et de proposer du shit à des gamin-e-s.
De nouvelles milices sont créées:un « service volontaire citoyen » de la police nationale au sein duquel les jeunes françai-se-s d’au moins 17 ans pourront s’engager pour 5 ans après quoi il/elle-s seront inscrit-e-s à la « réserve civile ». Cette milice constituera la jeune élite du Sarkoland : un statut administratif supérieur et dérogatoire aux jeunes milicien-ne-s, qui bénéficieront d’un report de limite d’âge pour les concours administratifs et de facilités lors de ces concours. Les campagnes de pub ont d’ailleurs commencé dans les commissariats : la police offre un bel avenir aux fachos et aux petits truands qu’elle prétend combattre.
Une justice toujours plus brutale :
-     par exemple, le texte institue la "présentation immédiate" des jeunes délinquant-e-s devant le magistrat pour mineur-e-s et permet des sanctions dès l’âge de 10 ans, ainsi que la détention provisoire dès 13 ans.
-     La lutte contre les mouvements sociaux implique de sanctionner plus durement les occupations d’entreprises et sittings avec notamment la création d’un « délit d’occupation des infrastructures de transport » ( 6 mois encourus et amende). La loi crée la notion de « responsabilité collective » dans les manifestations pour pouvoir sanctionner n'importe quel-le manifestant-e en cas de débordement.
-     Pour les mineur-e-s, qui sont comme toujours en ligne de mire, mesures d’éloignement, placement dans un internat, centre éducatif fermé pour les mineur-e-s de moins de 16 ans, incarcération des mineur-e-s de moins de 16 ans, «  initiation au travail » (travail forcé) à l’égard des mineur-e-s de moins de 13 ans.
-     Le pouvoir d’hospitalisation d’office est élargi aux maires, commissaires de police, préfets, l’intervention médicale n’est plus qu’un avis.
            Personne, parmi les principaux-ales candidat-e-s à la campagne présidentielle, n'a parlé de cette loi. C'est parce que ces dernier-e-s sont quoi qu'il/elle-s puissent en dire, d'accord sur le fond. Les dirigeant-e-s des principaux partis (l'UMP, le PS et le FN) ont bien compris que les crises et les désordres de la société capitaliste vont en s'aggravant. Il/elle-s préparent le remplacement des services sociaux par des prisons
            Aujourd'hui, pour les jeunes, l'heure est venue de résister et de lutter contre la répression.
 
TOUS ENSEMBLE CONTRE LE PATRONAT SES FLICS ET SES PRISONS !
 
            Nous vivons déjà aujourd'hui la dictature des riches, des bourgeois-ses avec le pouvoir d'Etat à leur botte. Ses dirigeant-e-s sont en train de se doter des outils pour mener une véritable guerre contre le peuple tout entier. Les jeunes communistes marxistes-léninstes, au contraire, se battent pour établir un véritable pouvoir populaire, basé sur les travailleur-euse-s, les précaires, les quartiers ouvriers, etc. Ils s'engageront donc de tout leur poids pour appuyer la lutte pour l’abrogation de la loi.
Mardi 13 mars 2007 2 13 /03 /2007 20:00

Saidian Hamid Réza est né en Iran en 1965.

A 14 ans , il devient membre de l'Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran, organisation qui mène un combat acharné pour la démocratie et le socialisme en Iran, pour le renversement de la République Islamique. Pour cela, à 16 ans il est arrêté et condamné à mort.

Etant donné son âge, cette peine est commuée en détention à perpétuité.
Après de nombreuses manifestations internationales suite aux massacres dans les prisons iraniennes , Khomeiny décide de libérer tou-te-s les détenu-e-s politiques . Hamid Réza sort donc de prison le 11 février 1989. H reste en Iran et est arrêté de nouveau en 1994 près de la frontière turque. Il est de nouveau torturé mais faute de preuves, il est relâché après trois mois de prison. Hamid décide de rester en Iran et de continuer ses activités politiques.

En 1998, il choisit de venir en France pour continuer des études de droit. 2001, la préfecture refuse sans explications de lui renouveler son titre de séjour. Il demande alors l’asile politique.

Six années durant, on lui refusa ce droit et on menaça de l’expulser vers l’Iran, où il est toujours recherché activement par les autorités. Un comité de soutien s'est alors constitué pour empêcher son expulsion.


Rappelons que la France a joué un rôle certain dans l'écrasement de la révolution populaire de 1979 et l'installation de la contre-révolution islamique, notamment en permettant l'installation en France à Neauphle-le Château du QG de l'Ayatollah Khomeyni. Aujourd'hui, notre pays est toujours le premier partenaire commercial de l'Iran, notamment pour ses réserves pétrolières en partie exploitée par l'entreprise française Total Fina Elf. Les livraisons d'opposants politiques par la France au régime des mollahs sont nombreuses.

L'obtention, aprés des années d'un combat acharné, du statut de réfugié politique est une victoire importante pour tou-te-s celles et ceux qui luttent en faveur de la démocratie et du socialisme en Iran et ailleurs, pour tou-te-s celles et ceux qui combattent la République Islamique d'Iran et ses agents à l'étranger, pour celles et ceux qui luttent contre l'impérialisme français partout où il est installé.


A bas la République Islamique!

A bas l'impérialisme français!

Vive l'Organisation des Guerrilleros Fedayns du Peuple!

Vive la démocratie et le socialisme en Iran et dans le monde!

Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /2007 08:29

Déclaration générale du Comité National pour l’Unification du Mouvement Communiste en France
Adoptée à son assemblée constitutive

Réunies le 28 octobre 2006 à Paris, les organisations suivantes ont décidé la création d’un Comité National pour l’Unification du Mouvement Communiste en France: l’Association Karl Marx, le Cercle Communiste d’Alsace, le Collectif Militant Communiste, Communistes en Lutte, la Coordination Communiste du Nord/Pas-de-calais, les Jeunes Communistes Marxistes-Léninistes d’Albi ; l’Union des Révolutionnaires Communistes de France.
Cette décision est la réponse à plusieurs constats :
1) Le capitalisme prouve chaque jour son incapacité à satisfaire les besoins matériels, sociaux et culturels des travailleurs. Ses intérêts impérialistes conduisent à une politique de guerre, d’oppression et de pillage des ressources des pays qu’il domine.
2) Il n’existe pas aujourd’hui en France un Parti Communiste authentique porteur de la seule alternative réelle au capitalisme : la lutte de classe, la révolution et le socialisme. Cette absence laisse le champ libre à l’opportunisme, l’anarcho-syndicalisme et le trotskisme.
3) Il existe pour des raisons historiques et politiques objectives et subjectives un certain nombre d’organisations qui se réclament des principes fondamentaux du marxisme-léninisme.

Cet éparpillement des forces communistes marxistes-léninistes est l’une des causes des difficultés de ce mouvement à constituer un pôle révolutionnaire visible et crédible pour la classe ouvrière et les autres couches de notre peuple qui ont besoin, pour trouver une perspective à leurs luttes, d’une alternative révolutionnaire anticapitaliste démarquée de toutes les variantes du réformisme social-démocrate.
L’expérience de la campagne pour la victoire du NON au référendum pour le TCE, et en particulier le succès mobilisateur du meeting du 5 mai 2005 à Paris à l’initiative du CMC, de la CC 59/62, du PCOF, du PRCF et de l’URCF a montré que l’unité d’action nécessitée par la lutte politique commune pouvait être réalisée en dépit des divergences existant par ailleurs. La solution des divergences est entravée par l’inexistence d’un cadre permettant de les examiner, d’en évaluer les aspects idéologiques et politiques, et, en conséquence, d’avancer dans la voie de leur traitement théorique et pratique. Le CNU s’est donc constitué comme une réponse à ces constats.
Sans remettre en cause l’indépendance des organisations qui le composent, mais en se donnant les moyens de surmonter leur dispersion actuelle, le Comité National Unitaire se donne les fonctions suivantes :
1) Organiser les initiatives politiques correspondant aux combats politiques actuels, nationaux ou internationaux, sur lesquelles les organisations qui adhèrent au CNU peuvent se mettre d’accord.
2) Organiser sur la base du matérialisme historique, c’est-à-dire de l’application de la théorie scientifique marxiste-léniniste appliquée à l’analyse concrète de la situation concrète, l’examen des convergences et des divergences politiques et idéologiques qui existent.
En progressant vers ces objectifs, pas à pas, sans volontarisme, mais avec détermination, le CNU veut contribuer à la réalisation des conditions objectives et subjectives nécessaires à l’existence en France d’un seul Parti Communiste Révolutionnaire Marxiste-Léniniste.
En fonction de cet objectif, le CNU travaillera en direction des organisations communistes qui ne l’ont pas encore rejoint pour rechercher avec elles l’unité d’action, et pour faire en sorte que toutes les organisations communistes marxistes-léninistes de ce pays avancent dans la voie progressive de leur unification. Il appelle toutes les organisations communistes marxistes-léninistes à rejoindre ses objectifs et à participer à ses activités.

Le Comité National pour l’Unification du Mouvement Communiste en France
Le 28 octobre 2006

Contact : ML.CNU@laposte.net

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Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /2007 16:56

Cher-e-s camarades,

 

 Nous avions depuis un certain temps pris connaissance de la déclaration générale du CNU-MCF issue de l’assemblée constitutive du 28 octobre. Nous avons depuis suivi son développement avec la plus grande attention.

 

En tant que JCML du Rhône, nos principaux axes politiques sont les suivants :

-                lutte autour de revendications sociales, refus de toute conciliation dans la lutte de classe

-                lutte contre la répression, défense des acquis démocratiques

-                internationalisme prolétarien, lutte contre l’impérialisme français en tant qu’ennemi principal

-                la construction d’un véritable Parti Communiste, dont le but est de prendre le pouvoir par une révolution socialiste instaurant la dictature du prolétariat

 

Bien sûr, nous pensons comme beaucoup d’autres que la dispersion des militant-e-s marxistes-léninistes constitue l’obstacle principal au développement des idées communistes, et condamne aussi longtemps qu’elle se perpétue la constitution du Parti. Celle-ci aura lieu en combinant action unitaire sur des campagnes particulières, discussions stratégiques et théoriques sur les questions brûlantes, resserrement des liens à la base, développement des idées ML, et aggravation du combat sans merci contre tou-te-s celles et ceux qui s’obstinent à gangrener le mouvement ouvrier de l’intérieur : sociaux(ales)-démocrates, révisionnistes, trotskistes, anarchistes, etc.

 

 

Nous exprimons les plus vifs espoirs quand au fait que le CNU sera un jalon essentiel de la construction du Parti communiste. Nous avons donc unanimement décidé de proposer notre adhésion à celui-ci.

 

Nous réaffirmons les même principes que nous avons adoptés à notre fondation, il y a bientôt deux mois, et qui illustrent notre action éventuelle au sein du CNU, nos attentes à l’égard de ce dernier :

      travailler à l’unité des forces marxistes-léninistes tout en combattant le chauvinisme de groupuscule,

      développer une théorie et une pratique suffisamment claire et cohérente pour nous permettre d’avancer sur des bases solides,

      engager un travail de discussion approfondie avec tous ceux et celles qui le souhaitent, de manière constructive, de tous les points qui doivent l’être pour avancer réellement,

      développer nos campagnes dans un esprit unitaire prompt à regrouper largement sur des objectifs tactiques, tout en combattant l’opportunisme, le bureaucratisme et le révisionnisme,

      tout faire pour faire grandir et s’approfondir le mouvement de masse contre le régime capitaliste, ainsi que son tissu organisé, dans une perspective radicale.

 

                Salutations communistes,

                Le Bureau Politique des Jeunesses Communistes Marxistes-Léninistes du Rhône

 

 

 

Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /2007 16:45

 Métro, boulot, tombeau!

 

 

Trois suicides en trois mois chez Renault, symbole de l'entreprise française s'il en est, voici l'envers du décors.

 

 

A l'heure où les partis de droite comme de gauche nous assènent à longueur de journées, élections après élections qu'il va falloir faire des sacrifices pour l'emploi, comme accepter de travailler plus, l'on se rend compte que les conditions de travail se détériorent. Et cela personne n'en parle.

 

 

Alors que le travail est synonyme d'aliénation, de maladies diverses, de harcèlement pour beaucoup, jusqu'au suicide, les profits des entreprises s'envolent.

 

 

Les capitalistes nous exploitent jusqu'à la moelle: leur objectif c'est d'écraser les acquis sociaux, puis d'écraser les travailleur-euse-s eux(elles)-mêmes sous la charge de travail pour accroître les rendements et ainsi la plus-value. Que se travail soit manuel ou intellectuel, les salarié-es doivent se donner sang et sueur à leur boulot. Même les pauses clopes qui nuisent à la productivité ont été interdites…

 

 

C'est bien la recherche maximale de profit qui pousse les entreprises à maltraiter ainsi les salarié-es. En effet, celles-ci n'ont pas le choix: les salariés sont victimes de leur mise en concurrence opérée par l'économie de marché. Si un patron réduit ses marges ou ne les augmente pas plus vite que les autres groupes, il risque d'être bouffé par ceux-ci, de perdre des marchés, donc des profits, etc. C'est bien le système de production capitaliste qui est la cause des conditions de travail déplorables en France.

 

 

Soutenons donc les initiatives, les revendications allant dans le sens d'une amélioration des conditions de travail!

 

 

Mettons la question du travail au premier plan car elle est en lien avec toutes les autres luttes sur le logement, les salaires, les sans-papiers, l'environnement, etc.

 

 

Dressons- nous face au gouvernement actuel et face au prochains qui nous préparent une aggravation de nos conditions de vie. Les "travailler plus pour gagner plus" des Royal et Sarkozy c'est de la merde pour nous mais de l'or pour les patrons!

 

 

Le chômage c'est la misère , le salariat c'est l'exploitation !

 

 

Dimanche 25 février 2007 7 25 /02 /2007 10:09

Contre la répression politique à Lyon 2


               Au vu du virage répressif pris récemment par l'administration, et notamment la présidence, de l'université lumière Lyon2, c'est à dire le recours à la police, au fichage, à des procédures judiciaires et disciplinaires contre les activités militantes des étudiant-e-s, les jeunesses communistes marxistes-léninistes (JCML) ont choisi de s'associer au rassemblement organisé aujourd'hui, jeudi 15 février à 14h devant la présidence de l'université Lyon 2 (quais) à l'appel notamment du Comité Unitaire de Mobilisation pour la Défense des Libertés Publiques à l'Université (auquel participent également les syndicats étudiants FSE et CNT).

               En ce qui nous concerne, nous considérons que cette politique répressive constitue en quelque sorte le procès politique du mouvement de l'année dernière contre le CPE. C'est pour nous en créant un précédent de cette nature que la présidence de l'université souhaite parer à toute mobilisation future, contre les nouvelles réformes universitaires du gouvernement (reprises par les principales et les principaux présidentiables), par exemple.

                Or, c'est parce que nous croyons que seule la mobilisation nous permet de nous protéger de ces attaques multiformes que nous répondons présents à l'appel autour des revendications suivantes:

       - l'abandon de toute procédure judiciaire et/ou disciplinaire contre les trois étudiant-e-s arrêté-e-s

       - le dossier délateur de plusieurs centaines de pages réalisé par l'université sur les activités des militant-e-s étudiant-e-s de gauche et d'extrême gauche sur toutes les activités politiques depuis au moins un an doit être détruit

       - la présidence qui a engagé sa responsabilité dans ces récents évènements sans en avertir le conseil d'administration doit présenter sa démission

Le bureau de la JCML

Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /2007 10:45
Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /2007 17:38

MOUVEMENTS SOCIAUX ET LIGNE DE MASSE DES JCML

 

            Quels sont les principaux moyens dont nous disposons, face à des adversaires qui ont à leur botte l’armée, la police, la justice, les médias, les administrations diverses ?

            Ce sont, bien sûr, le nombre et l’organisation. C’est par le nombre et l’organisation que nous est possible une ligne de masse, c'est-à-dire de regrouper largement autour de mots d’ordres de classe.

 

            Le Président Mao cernait ainsi l’essentiel du problème :

« Vingt-quatre années d’expérience nous montrent qu’une tâche, qu’une politique, qu’un style de travail justes sont toujours en accord avec les exigences des masses à un moment et en un lieu donnés et nous lient à elles ; mais qu’une tâche, qu’une politique, qu’un style de travail erronés ne correspondent jamais aux exigences des masses à un moment et en un lieu donnés et nous coupent de celles-ci. Si des maux tels que le dogmatisme, l’empirisme, l’autoritarisme, le suivisme, le sectarisme, la bureaucratie, la présomption dans le travail sont absolument nuisibles et inadmissibles, si ceux qui en sont atteints se doivent de les vaincre, c’est parce que ces maux nous coupent des masses »

« Du gouvernement de coalition » (24 avril 1945), Œuvres choisies de Mao Tsétoung, tome III

 

Aujourd’hui, il n’existe pas encore de parti révolutionnaire apte à prendre massivement et nationalement la direction de notre combat. Mais nous n’en devons pas moins mettre réellement la politique au poste de commandement.

 

Pour cela nous devons avoir une pratique de masse. C'est-à-dire être massivement présent(e)s et organisé(e)s parmi les masses, dans des zones différentes. Avoir une pratique de masse c'est être capable de savoir où en sont les jeunes avec qui nous voulons lutter et donc savoir quoi mettre en avant et à quel moment. Avoir une pratique de masse c'est s'immerger dans une population pour savoir où elle en est, grâce à un travail d'enquête. Il faut être présent(e)s dans les luttes.

 

Les JCML comme toute organisation politique de jeunesse, se doivent d’être à la fois une organisation de masse, qui doit regrouper le plus de gens possibles pour prendre en charge la mobilisation d’ensemble, et une organisation d’avant-garde, à la pointe de tous les combats. Cela signifie :

- Lors d'une lutte être présent(e)s physiquement et politiquement. Etre présent(e)s parmi les masses.

- Ne pas s'en tenir à l'avis général, à la position moyenne, mais tenter de hisser les masses à la position révolutionnaire,

- Se donner les moyens de proposer une direction dans le déroulement d'une lutte en s'appuyant si possible sur d'autres organisations.

 

LE RÔLE DES REVENDICATIONS

Notre orientation est de lutter contre toutes les injustices vécues, et pointer les causes réelles de celles-ci. Pour s’organiser dans ce but, il est bien sûr nécessaire d’avancer des revendications. Celles-ci ne sont jamais anodines, et peuvent revêtir différentes natures.

 

Globalement, il est nécessaire de différencier les revendications démocratiques, qui sont de revendiquer l’égalité des droits pour tou(te)s, mais pas encore l’égalité réelle (en effet il ne peut y avoir d’égalité entre l’exploité(e) et l’exploiteur(euse)), et les revendications de classe, dont le but est tout simplement la défense des intérêts du prolétariat au détriment de la bourgeoisie, et dont l’aboutissement n’est autre que la disparition pure et simple de la bourgeoisie.

 

Par exemple, se battre pour les services publics est une revendication démocratique fondée sur « l’égalité de tous les citoyen(nes)s », et qui, au final, peut consolider les rapports de domination capitaliste en les dotant d’institutions et d’un ordre social stables.

 

Face aux attaques régressives, nous devons défendre et consolider les acquis démocratiques, mais en même temps avancer des revendications sociales,  dans un but révolutionnaire et non dans un but de conciliation des intérêts de classe.

 

Il existe également des revendications réformistes, c'est-à-dire applicable sous le capitalisme, et des revendications révolutionnaires, qui permettent d’introduire l’idée d’un changement de société.

 

Est-il juste d’utiliser des revendications réformistes ?

Oui, évidemment, c’est même indispensable. Mais ce sont généralement des mots d’ordre permettant l’agitation, la mobilisation, et l’obtention de victoires qui augmentent et affermissent la conscience et la combativité de classe.

 

Parfois, les bureaucraties politiques et syndicales vendues aux intérêts patronaux s’appuient sur une « victoire » pour démobiliser les masses, appeler au retour à la normale et combattre le développement de toute conscience de classe : ce fut, par exemple, la politique des appareils après le retrait du CPE. Cela montre les limites des revendications réformistes.

 

C'est pourquoi il faut, à côté de notre lutte sur les revendications immédiates, mener la lutte sur le plan idéologique, pour le renversement du capitalisme et sur la nécessité du socialisme. Notre participation aux luttes et la façon dont nous y participons sont primordiales pour se rendre compte et pour faire rendre compte de la nécessité du socialisme et du communisme.

 

Concernant la question du contrat de travail, il peut être intéressant, par exemple, de montrer que le chômage et le chantage au licenciement ne peuvent être résolus que par la suppression du marché capitaliste de l’emploi : que seule, notamment, une économie planifiée démocratiquement peut réaliser le plein emploi, et permettre de travailler moins, mais toutes et tous, autrement.

 

Nous récusons l’ensemble des thèses fondamentalement erronées, qui, à l’instar du « programme de transition » version Léon Trotsky, ou du « dépassement du capitalisme » version Robert Hue, entretiennent la confusion entre revendications réformistes et revendications révolutionnaires, de même que la confusion entre revendications démocratiques et revendications socialistes. Ces conceptions consistent à dire en quelque sorte que « plus on est réformiste et plus on est révolutionnaire » et de ce fait, rendent impossible la rupture révolutionnaire vers le socialisme.

 

LE PRIMAT DE L’ORGANISATION

L’expérience pratique (mouvements lycéens, émeutes, CPE), montrent qu’aucun mouvement ne peut réussir sans organisation. Il s’agit de l’auto-organisation (le mouvement doit se doter lui-même de structures de direction démocratiques telles que des Assemblées Générales, des coordinations nationales, ou autres), et aussi sur des organisations de masse qui défendent réellement les intérêts des exploité(e)s et qui s’opposent aux appareils réformistes. La JCML est une organisation de ce type.

 

Le développement de tout mouvement de masse se fonde nécessairement sur le primat de l’organisation.

Est-ce à dire que l’aspect spontané du mouvement de masse est inexistant ?

Non, bien sûr : à chaque mobilisation, le facteur spontané joue un rôle important. Nous ne pouvons ni ne devons toujours nous opposer à lui. C’est aussi du fait de la spontanéité que peuvent venir des pratiques nouvelles que nous pouvons nous approprier, les idées justes venant de la pratique sociale.

 

Néanmoins, un mouvement, en plus d’augmenter le niveau de conscience des masses, doit renforcer durablement le rapport de force avec nos ennemi(e)s, les capitalistes, et surtout consolider son tissu organisé pérenne. Sinon son utilité est purement ponctuelle. La lutte contre le spontanéisme, le mouvementisme (se greffer sur un mouvement sans inscrire son action sur la durée), l’anarchisme, qui sont malheureusement en plein essor dans la jeunesse et qui conduisent le mouvement à se déliter inévitablement doivent être menées avec fermeté.

 

L’OBJECTIF DE LA GREVE GENERALE POLITIQUE

            Les mouvements de masse n’ont pas simplement vocation à remplir des objectifs tactiques pour renforcer notre militantisme routinier. Avoir des revendications révolutionnaires n’a pas pour unique vocation de convaincre les gens d’adhérer aux JCML ou à une autre organisation marxiste-léniniste. La construction d’un parti révolutionnaire et d’organisations de masse révolutionnaires sont essentiels, mais n’oublions pas que ce sont les masses qui font l’histoire, le rôle des organisations étant de les appuyer et de leur montrer le chemin.

           

Stratégiquement, notre but est donc d’unifier toutes les luttes parcellaires pour mettre tout le peuple en mouvement. D’autre part, « en dehors du pouvoir tout est illusion » (Lénine). Il faut donc poser la question du pouvoir. Cela peut être par exemple, passer de « retrait du CPE » à « il faut chasser le gouvernement ».

 

La forme la plus aboutie de cette convergence globale des intérêts des classes laborieuses en posant la question du pouvoir est la grève générale politique. Celle-ci ne signifie pas la révolution. Mais elle constitue un pas stratégique qui ouvre la voie aux revendications révolutionnaires, et à un soulèvement révolutionnaire (qui dépendront au fond de l’influence et des forces à disposition des révolutionnaires). C’est en bonne partie sur cette base là que notre rôle d’avant-garde se construira.

 

LA POLITIQUE UNITAIRE

Quand un mouvement ou une possibilité de mouvement se font jour, notre première tâche est de l’aider à se développer. A ce stade, l’unité la plus large de tous ceux et celles qui souhaitent faire grandir la mobilisation est de mise. Néanmoins, généralement, il ne se faut que peu de temps avant que « le un ne se divise en deux », et que les réformistes, opportunistes et assimilé(e)s ne s’opposent à l’accroissement et à l’approfondissement de celui-ci. Etre présent(e)s dans les AG et les collectifs pour proposer  une direction au mouvement au lieu de laisser l'initiative à ces individus est donc une nécessité indéniable.

 

La ligne de démarcation embrasse généralement plusieurs aspects : les opportunistes recherchent généralement, à l’instar de Bruno Julliard, « une sortie de crise sans vainqueur ni vaincu », et négocient celle-ci dans le dos des grévistes, ils (elles) sont, comme en novembre 2005 opposé(e)s à la violence populaire contre l’Etat ou contre les possédant(e)s, et en appellent au respect de la loi, ils (elles) s’opposent à la convergence des revendications sectorielles et cherchent à cloisonner le mouvement, ils (elles) s’opposent à l’auto-organisation démocratique du mouvement et défendent une direction par le haut des Etats-majors, ils (elles) rejettent toute politisation du mouvement dés lors qu’elle porte un potentiel révolutionnaire, comme, par exemple « chasser le gouvernement » (et la soutiennent activement dés lors qu’elle est soumise aux appareils réformistes : en 2002, « il faut voter Chirac pour sauver la république »), etc.

 

Prendre, le cas échéant, la direction d’un mouvement ne se fait pas d’une manière autoritaire, ou bureaucratique, mais en étant reconnu(e) par une majorité pour notre participation au mouvement et la justesse de nos orientations tactiques et stratégiques. Il convient de mettre en évidence la différence entre nous et les opportunistes et de rassembler le plus grand nombre autour de nous. Dans ce cas de figure, il est nécessaire de compter sur ses propres forces.

 

ORGANISATIONS DE MASSE ET TRAVAIL POLITIQUE

Ces objectifs demandent une attention permanente à l’état d’esprit des masses, et aux mouvements de troupes de son tissu organisé. C’est une lutte très difficile d’autant plus que les appareils réformistes nous sont bien supérieurs en terme de nombre comme d’organisation. La coordination de nos efforts est essentielle. En tant qu’organisation de masse, nous prenons en charge directement la mobilisation. En tant qu’organisation d’avant-garde, nous devons regrouper autour de nous des organisations de masse amies, en jouant le rôle d’une direction révolutionnaire pour défendre les principes énoncés plus haut. Pour cela nous disposons de plusieurs moyens

 

Pour maximiser leur efficacité, les JCML développeront une politique visant à se constituer des courroies de transmission. Les courroies de transmission, en tant qu’organisations de masse amies placées sous la direction des JCML, ont pour rôle de conserver l’échange le plus vivant et régulier entre les masses et les JCML. D’abord l’implantation à la base des courroies de transmission permet de nous transmettre l’état réel de la situation, l’état d’esprit des masses, ses attentes, etc. Ensuite, les JCML devront distinguer les idées justes, les synthétiser et les systématiser de manière à définir une ligne de masse, ou, le cas échéant, opérer une rectification. Enfin, les courroies de transmission ont, dans ces conditions, pour rôle de transmettre, et d’appuyer massivement la ligne ainsi définie.

 

Il est aussi très important de se donner une visibilité par un travail politique autonome (tracts, affiches, brochures, simples discussions, débats thématique, cortéges en manifestation, intervention publique identifiable, initiatives séparées, etc.) : il ne saurait être question de se fondre entièrement dans le mouvement, et d’être ainsi dépassé(e)s par les évènements. Combattre le réformisme ne se fait pas par la simple dénonciation, mais faisant apparaître les révolutionnaires comme une force crédible. Dans ce cadre, favoriser l’unité la plus large passe par le développement de notre propre poids relatif.

Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /2007 17:06

LE STYLE DE TRAVAIL DES JCML

 

Les J.C.M.L. entendent fonder leur style de travail sur la ligne de masse, la critique l’autocritique et la morale prolétarienne.

 

                LA LIGNE DE MASSE

La ligne de masse consiste à travailler en lien avec les masses, à enquêter en leur sein afin de mener une agitation et une propagande en phase avec leurs préoccupations, à s’appuyer sur les idées justes présentes au sein des masses pour les développer et combattre les idées fausses.

La ligne de masse permet de développer la conscience des masses étape par étape en s’appuyant sur ce que les masses savent déjà. Elle donne un style plus savoureux, plus concret et plus vivant à notre propagande.

La ligne de masse permet de lutter contre le spontanéisme et le dogmatisme :

*Elle permet de lutter contre le dogmatisme en amenant les militant(e)s à remettre en cause leurs préjugés sur la classe ouvrière, à écouter, à ne pas se comporter en portes paroles d’une théorie élaborée en chambre mais à revérifier sans cesse les vérités universelles du marxisme-léninisme dans la pratique. «Le marxisme-léninisme n’est pas un dogme mais un guide pour l’action ».

 

* Elle permet de lutter contre le spontanéisme en s’appuyant sur les points de vue justes au sein des masses pour lutter contre les idées reçues inoculées par l’éducation et les médias (racisme, sexisme, homophobie, mythe de la « nature humaine »).

 

LA CRITIQUE ET L’AUTOCRITIQUE

L’autocritique ne consiste pas à « se frapper en disant : comme je suis méchant » (Lénine sur Tolstoï), mais à rechercher les racines matérielles de ses erreurs pour mieux y remédier.

Nul(le) ne peut invoquer le principe du perfectionnement individuel pour faire taire la critique. Tout le monde a le droit de critiquer les militant(e)s, dans l’organisation comme dans les masses, même s’il ou elle n’est pas lui même exempt(e) de critique.

 

LA MORALE PROLETARIENNE

Les J.C.M.L. luttent contre la survivance en leur sein de la morale bourgeoise et pour le développement de la morale prolétarienne.

Les J.C.M.L. luttent contre le sexisme et l’homophobie, non seulement dans le langage (en s’efforçant de remettre en cause la neutralité grammaticale dans les textes), mais aussi en actes en dépassant la division sexuée des tâches (les militants écrivent les tracts, les militantes les tapent, etc.…).

Les J.C.M.L. luttent contre le "dogme de l’efficacité" qui amène nombre d’organisations d’ « extrême gauche » à reproduire la division  du travail entre concepteur(rice)s et exécutant(e)s. En clair, les J.C.M.L. refusent de diviser leur organisation entre les petites mains et les grosses têtes. Nous refusons la division entre tâches « nobles » (travail théorique) et tâches dites « ingrates » (travail de masse, d’organisation, de collecte de fonds). Les J.C.M.L. veulent développer la rotation des tâches et la polyvalence.

Les J.C.M.L. luttent contre l’individualisme bourgeois pour promouvoir en leur sein les valeurs prolétariennes de ponctualité et d’esprit d’équipe et la camaraderie. Le privé est politique. Les militant(e)s doivent être « les meilleur(e)s et les plus dévoué(e)s des fil(le)s de la classe ouvrière » (Lénine). Ils aiment la vie, ne vivent pas comme des moines mais s’efforcent de promouvoir les valeurs prolétariennes de solidarité.

Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /2007 17:02
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