CONTRE LE LIBERALISME ET LE SOCIAL-LIBERALISME !
CONSTRUIRE LE FRONT UNI DU TRAVAIL !
Le piège des institutions
Durant la campagne, l’URCF a dénoncé le présidentialisme comme le camouflage d’une démocratie tronquée. En effet, à chaque consultation, l’ « alternance » permet que le pouvoir du capital financier s’exerce sans anicroche au profit exclusif des partis des monopoles : UMP/UDF et PS. Cela revient à limiter le choix des électeurs entre deux types de gestion au même contenu de classe capitaliste : libéralisme ou social-libéralisme.
Après sa défaite au référendum, la bourgeoisie monopoliste n’a eu de cesse d’œuvrer à empêcher toute traduction politique du camp du NON progressiste. Son objectif permanent, afin de pérenniser son système d’exploitation, est d’assurer le contrôle politique et idéologique du mécontentement populaire que ne manque pas d’engendrer le libéralisme.
Avec le trio Sarkozy-Royal-Bayrou, le grand Capital a gagné provisoirement mais Lénine a montré que la classe ouvrière est à bonne école quand elle apprend de ses défaites !
Le camp du NON affaibli par la division
Au référendum, le NON progressiste a su transformer son handicap de départ, la diversité de ses composantes, en force. Des collectifs se sont formés, expression d’une démocratie directe, antithèse de la « démocratie » délégataire version Vème République. Une charte antilibérale a été adoptée, dont l’URCF souligne les aspects progressistes mais aussi les sérieuses lacunes ; mais le débat va se poursuivre. L’objectif alors était de mettre le PS social-libéral, hors du mouvement populaire. Le capital et le PS ont su s’appuyer sur les appétits électoraux et financiers, sur des intérêts étroits d’organisation pour diviser le camp progressiste à coups de multiples candidatures, porteuses de la conciliation avec le social-libéralisme. Au lieu du potentiel de 10 % (exprimé au 1er tour) et qui aurait été plus important avec le dynamisme d’une campagne unitaire, les scores décevants des uns et autres attestent que la division du Non progressiste a été sanctionnée, nous sanctionnant tous !
Devoir d’analyse et de mémoire.
Le battage dans les médias, dans les derniers jours, annonçant le 50/50au second tour entre Sarkozy et Royal, a suscité un « vote utile » désastreux pour les intérêts des travailleurs. Tant et si bien que les électeurs auront le choix, une fois de plus, entre la réaction et la fausse gauche. D’autant que certains marxistes oublient que sous le capitalisme, le réel exécutif se situe dans les conseils d’administration des monopoles, que l’élection consiste à élire les commis du capital. La politique de demain sera celle dictée par les grandes sociétés. Ce sera toujours ainsi si on ne s’attaque pas au capitalisme.
Sarkozy est le candidat de la réaction sur toute la ligne. Son programme est directement inspiré de la « révolution conservatrice » mise en œuvre par Reagan, Thatcher, Blair. Les rafles d’inspiration pétainiste et lepéniste, la répression contre les jeunes des cités, la généralisation de la flexibilité et de la précarité sur le mode du « Travaille plus et tais-toi ! », l’alignement sur la politique de l’impérialisme américain, figurent clairement à son programme.
Le piège se referme sur le monde du travail. Beaucoup de travailleurs, de progressistes veulent apporter leurs voix pour battre Sarkozy, nous comprenons cette aspiration. Mais voilà, voter Royal, c’est une fois de plus donner un chèque en blanc, à une candidate social-démocrate. N’ayons pas la mémoire courte. Le PS et son précurseur, la SFIO, sont à l’origine de maintes trahisons des intérêts des travailleurs. De la « non-intervention » durant la guerre d’Espagne, au décret Sérol instituant la peine de mort pour activités communistes, du vote des pleins pouvoirs à Pétain aux guerres coloniales d’Indochine et d’Algérie, la social-démocratie a couvert les basses œuvres de l’impérialisme français. Plus récemment, le PS sous Mitterrand, durant les années 80, a battu un triste record, celui du licenciement de 100 000 délégués syndicaux et Jospin a été le plus grand privatisateur. Sarkozy, c’est le militarisme, mais quelles garanties, dans la lutte pour la paix, avons-nous avec une candidate d’un PS qui a conduit la première guerre du Golfe, l’intervention contre un Etat souverain d’Europe : la Yougoslavie ?
Royal, dans sa campagne, a avancé des concepts qui constituent une version à peine atténuée du programme de Sarkozy : « ordre juste », encadrement, des jeunes par l’armée, CPE-bis. Des pans entiers de leurs propositions sont de même nature : allongement du temps de travail et précarité au nom de la « valeur-travail », « sécurité sociale professionnelle » qui individualise les situations, aggrave la concurrence entre salariés et casse les conventions collectives, projet identique de faire adopter le Traité constitutionnel européen, rejeté par les électeurs, même bruit de bottes à l’encontre de l’Iran.
Sarkozy/Royal : quelle réelle alternative ?
Au second tour, d’ores et déjà, nous pouvons dire qu’il y aura un seul vainqueur : le libéralisme. En 1938, 90 % de la population approuvait l’accord de Munich qui en livrant la Tchécoslovaquie, ouvrait la voie à la seconde guerre mondiale. Seul, le PCF osa aller à contre-courant et choisit de ne pas se couler dans le consensus mou. L’URCF appelle avec la même détermination, à refuser le piège tendu qui reviendrait sous prétexte de « moindre mal », à endosser bon gré mal gré, la politique voulue par le capital et ses deux candidats. On ne battra la politique réactionnaire que par le développement des luttes, la construction à la base d’une alternative progressiste. Toutes les conquêtes sociales ont été le résultat des luttes de classes, demain les véritables changements seront obtenus par les travailleurs en lutte.
Durant cette élection, les médias ont tu un évènement marquant : le réveil de la classe ouvrière. Plus de 1000 entreprises ont vu des grèves se déclencher. Les PSA d’Aulnay ont avancé les revendications qu’il faut partout généraliser : SMIC à 1500 euros nets tout de suite, 300 euros d’augmentation mensuelle des salaires, transformation des emplois précaires en CDI.
L’existence d’un véritable parti communiste révolutionnaire aurait pesé d’un tout autre poids pour contenir la poussée de la réaction. L’URCF prendra ses responsabilités pour renforcer et faire vivre en actes, l’unité de tous les communistes. Nous devons transformer les élections législatives en campagne de résistance contre le libéralisme et le social-libéralisme. Le gage du succès, c’est l’unité des partisans du NON progressiste avec des candidatures uniques dans chaque circonscription, centrées autour de la défense des revendications, de l’abrogation de la Vème République et pour l’instauration d’une Constituante, de la lutte contre l’UE impérialiste. L’URCF soutiendra de telles candidatures tout en conduisant une campagne unitaire et indépendante Il faut construire d’urgence une alternative progressiste, dans les luttes, afin que les travailleurs aujourd’hui piégés aient d’autre choix, enfin, que la peste réactionnaire ou le reniement de leurs aspirations via un ralliement impuissant !
SARKOZY EST UN FLEAU, MAIS PAS D’ANTIDOTE AVEC ROYAL !
DECLARATION
DU COLLECTIF MILITANT COMMUNISTE
Après le premier tour des élections présidentielles de 2007
Les résultats du premier tour des élections présidentielles de 2007 et leur prolongement au second tour qui va « opposer » Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy vérifient totale-ment les enseignements de LENINE selon lesquels :
« décider périodiquement, pour un certain nombre d’années, quel membre de la classe diri-geante foulera aux pieds, écrasera le peuple au parlement, telle est l’essence véritable du parlementa-risme bourgeois, non seulement dans les monarchies constitution-nelles parlementaires, mais encore dans les républiques les plus dé-mocratiques. »
Ce sont en effet deux candidat(e)s de la bourgeoisie qui vont solliciter les vo-tes des « citoyens » toutes classes confondues au deuxième tour, deux candidat(e)s de l’impérialisme français d’accord entre eux pour exploiter leur propre prolétariat et leur propre peu-ple, et pour construire un bloc impéria-liste européen pour exploiter les prolé-taires et les peuples d’Europe et ceux des autres parties du monde.
Ces résultats montrent à quel point la grande bourgeoisie française est forte et capable de rallier vers les représentants de ses différents clans la moyenne et la petite bourgeoisie, mais aussi une partie importante du prolétariat aujourd’hui laissé à lui-même et sous la seule in-fluence politique et idéologique du capi-tal.
Ces résultats montrent l’inutilité et la no-civité des organisations dites « à la gau-che de la gauche ».
Ces organisations groupusculaires (P«c»f, L«c»R, L«o», P «t», les anti-libéraux, les écolos…) n’ont fait que divi-ser les travailleurs et le peuple et servir de caution démocratique au système présidentiel qui les a « suicidés ».
En appelant unanimement à voter au deuxième tour pour Ségolène Royal ( hier contre Le Pen et aujourd’hui contre Sarkozy), ils tombent dans le panneau du vote « anti-fasciste » tel que l’avait rêvé F. Mitterrand.
Le courant révolutionnaire qui se ré-clame du marxiste-léninisme faible, divi-sé et coupé du prolétariat et des masses populaires n’a pesé d’aucun poids, même si le mot d’ordre d’abstention ou de vote blanc ou nul était juste.
Ceux qui au sein du mouvement qui se réclame du marxisme-léninisme ont ap-pelé à voter pour l’un des candidats « à la gauche de la gauche » se sont four-voyés.
Les résultats incontournables indi-quent en effet que dans les situa-tions électorales actuelles, la seule ligne juste, pour les communistes, est de combattre avant tout, même à contre-courant, les illusions électo-ralistes.
Ces élections montrent surtout que mal-gré les mouvements de lutte de ces der-nières années et de ces derniers mois, le prolétariat et les autres couches du peu-ple sont dans le brouillard, déboussolés.
Pour le second tour, le Collectif Militant Communiste appelle les communistes à ne pas tomber dans le piège « tout sauf Sarkozy ». Car cela signifierait la néga-tion des objectifs fondamentaux et des intérêts immédiats de la classe ouvrière et de notre peuple et accentuerait la confusion. Ce serait une tromperie inac-ceptable.
Le Collectif Militant Communiste appelle donc les communistes à dénoncer dans leur propagande cette nouvelle masca-rade du « second tour », et à expliquer le caractère mystificateur de la « démo-cratie » bourgeoise.
Il appelle à rejeter la voie des urnes comme moyen de résoudre les attaques de la bourgeoisie contre les prolétaires et les autres couches de travailleurs. Il les appelle à préparer les batailles de classe à venir directement face aux ex-ploiteurs et à leur appareil d’Etat.
Le CMC appelle les communistes qui se réclament du marxisme-léninisme à considérer qu’il n’y a pas d’autre issue pour sortir de cette situation que d’avancer rapidement dans leur unification et dans la construction de l’organisation d’avant-garde de la classe ouvrière, le Parti Commu-niste.
Tant que cette question ne sera pas résolue, la classe ouvrière continue-ra d’aller d’échec en échec.
A BAS LE CAPITALISME ET LA DICTATURE DE LA BOURGEOISIE !
COMBATTONS LE CRETINISME ELECTORAL !
VIVE LA REVOLUTION !
CONSTRUISONS LE PARTI !
Le 24 avril 2007
Déclaration de l'association Les Amis de Karl Marx (membre du CNU)
LES AMIS DE KARL MARX
Notre but : la révolution
CONSTRUISONS L'AVENIR !
Les liquidateurs du Parti ont fait un grand pas vers l'accomplissement de leur triste besogne: Marie Georges BUFFET avec un score historique de 1.93 % des suffrages à la dernière élection présidentielle réussit à marginaliser le P.C.F. sur l'échiquier politique français.
Le P.C.F. a renié tous les principes marxistes léninistes et il n'a conservé le nom de « communiste » que par pur opportunisme..Les organisations dites « à la gauche de la gauche » (Trotskistes, anti-libéraux, écologistes...) n'ont fait que diviser les travailleurs et servir de caution démocratique au système présidentiel.
La voie est désormais ouverte pour la constitution d'un vaste collectif « antilibéral » dont la seule ambition consistera à tenter de rendre le système capitaliste un peu plus supportable aux salariés de ce pays.
En appelant unanimement à voter au deuxième tour pour la représentante du P.S., (hier, contre LE PEN aujourd'hui, contre SARKOZY), ils tombent dans le panneau du vote « anti-fasciste » tel que l'avait rêvé François MITTERAND.
Confortés par ces résultats et en bons gérants du capitalisme, SARKOZY, ROYAL et BAYROU pensent pouvoir avec le MEDEF accentuer l'exploitation des salariés, terminer la casse des acquis sociaux et organiser la précarité, l'aggravation de nos conditions de vie et de travail.
(Sans attendre le résultat des élections, le Code du Travail est en ce moment même charcuté à coups d'ordonnances.)
L'élection présidentielle montre que malgré les mouvements de lutte de ces dernières années et de ces derniers mois, les travailleurs sont dans le brouillard, déboussolés, livrés à eux-mêmes et sous la seule influence politique et idéologique du capital.
Mais il est tout aussi vrai qu'à l'exploitation capitaliste a toujours répondu la lutte de classe.
Les batailles qu'il va nous falloir inévitablement livrer contre nos exploiteurs vont forger l'unité du prolétariat et imposer l'idée qu'aujourd'hui, comme hier, le problème n'est pas de chercher un moyen d'améliorer le fonctionnement du capitalisme et de lui permettre ainsi de prolonger son exploitation mais de mettre fin à l'exploitation du capitalisme.
La construction d'un parti communiste révolutionnaire est indispensable pour permettre aux travailleurs d'accéder au pouvoir et pour changer la vie.
Extrait du tract de l'OCML-VP
Capitalisme partout
Justice sociale nulle part
Après 26 ans d'alternance gauche-droite, où en est-on ?
Du côté des travailleurs, c'est de pire en pire.
Des petits boulots de merde. Des contrats précaires. Même le CDI ne protège plus. Les patrons nous font vivre dans une ambiance de restructuration permanente. Des millions de chômeurs dissimulés par des manipulations et des campagnes de radiation. Des loyers de plus en plus inabordables. La vie est de plus en plus dure.
Au plan international, les travailleurs sont les victimes de conflits économiques et de conflits armés. Irak, Côte d'Ivoire, Darfour, Palestine. Les grandes puissances font la guerre aux peuples et se font la guerre entre elles à distance, pour le contrôle des matières premières.
Du côté des capitalistes, ça va de mieux en mieux. Profits records pour les entreprises. Salaires records pour leurs dirigeants.
Sarkozy et Royal : deux candidats du MEDEF
Alors, face à cette situation, les deux candidats en compétition pour la place de président ont-ils vraiment des choses différentes à proposer ?
Ce n'est pas ce que pense Parisot, la présidente du Medef, qui a annoncé à l'AFP le 23 avril dernier : « le Medef ne prendra pas position pour un candidat ou un autre », étant donné que Sarkozy et Royal sont tous les deux « favorables à l'économie de marché »!
Pourtant dans le camp populaire, une grande majorité de personnes s'apprête à voter Royal massivement. Le phénomène de rejet que provoque Sarkozy est compréhensible. À VP-Partisan cependant, nous ne suivrons pas ce mouvement. Nous refusons d'appeler pour un "pire" ou un "moins pire" qui soient de toute
façon tous les deux dans le même camp, celui de la classe dominante. VP-Partisan appelle donc à l'abstention à ce deuxième tour.