Le passage du capitalisme au communisme ne peut évidemment manquer de fournir une grande abondance et une large diversité de formes politiques, mais leur essence sera nécessairement une : la dictature du prolétariat.
Lénin
e, l'Etat et la révolution (1917)

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Les évènements ici relatés concernent notamment deux militants des JCML du Rhône, l'un par implication directe, l'autre par interrogatoire répété. Le récit (auquel les JCML s'associent) illustre la radicalisation de la lutte, et comment les "démocrates" qui nous gouvernent traitent leurs opposant-e-s révolutionnaires.

Les JCML(rhône) co
mdamnent fermement le véritable harcèlement policier exercé (de manière par ailleurs tout à fait disproportionnée), contre les militant-e-s des NRV et y voient une tentative de briser toute contestation sur Vienne.

Les JCML(rhône) demandent en outre l'arrêt immédiat de toutes les poursuites à caractère politique contre les membres des NRV, qu'il/elle-s soient ou non aux JCML.


Les révolutionnaires ne se laisseront pas faire.



Récit du collectif NRV
(vienne-en-lutte.over-blog.com )

Aux prétextes de délits mineurs, Remiller envoie la police « chasser des sorcières » "rouges" et "noires" afin d'étouffer les mouvements d'opposition non-institutionnels.

 

Graffitis, crachats, puis bris de vitres, les locaux UMP de la 8ème circonscription de l'Isère et la mairie de Vienne subissent des dégradations. Le député maire de Vienne Jacques Remiller n'apprécie guère. Il est allé, selon nos informations, quémander « justice » aux plus grandes figures politiques de son parti et de l'Etat. Malgré le ridicule des faits reprochés, la police, sous la pression hiérarchique, a mené une guerre psychologique à de très jeunes militants viennois, B, J et L (encore mineur), pour obtenir des aveux, coûte que coûte. Les réduire au silence sortirait de toute façon une épine du pied du député-maire de Vienne.

 

Des délits mineurs aux raisons politiques

 

Tout d'abord, plusieurs dégradations assez mineures sont commises sur le local de l?UMP de Vienne.  Ce genre de locaux politiques sont, depuis plusieurs mois, attaqués partout en France.

 

Des graffitis le traitant de "fasciste" sont inscrits à deux reprises au marqueur indélébile sur la plaque parlementaire de Jacques Remiller, rue de la Chaîne (Vienne), près de la mairie. Le député-maire porte plainte. De la glue est insérée dans les serrures des deux portes du local UMP, rue Teste du Bailler (Vienne). Plusieurs graffitis politiques (un symbole "mort aux vaches", une étoile rouge et la "A" anarchiste entre autres) sont constatés sur les vitres du même local. Les vitres du local derrière lesquelles est affichée l'effigie de Nicolas Sarkozy sont très régulièrement maculées de crachats.

 

A partir du mois de mars, comme dans de nombreuses villes de France, les locaux UMP viennois subissent de nombreuses dégradations. Une vitre du local UMP de Vienne est brisée par un jet de pavé.  Cité dans les dépositions de deux délateurs, dont l'un anonyme, un militant anarchiste mineur (qu'on nommera L) est convoqué au mois de mai par la police. Il est interrogé par l'officier de police judiciaire Emmanuel Such. Les témoignages des délateurs présentent L se vantant publiquement d'avoir brisé la vitre du local UMP. Un deuxième local est dégradé, au mois de juin, à Roussillon. Dans les deux cas, Remiller dénonce un « déni de démocratie », reconnaissant ainsi le caractère politique des dégradations..

 

Une tension grandissante entre la mairie et des militants de gauche viennois

 

L'affaire s'emballe, d'une part à cause de bisbilles entre Renan Remiller et de jeunes militants d'opposition, mais surtout à la suite de ce deuxième bris de vitre.

 

Fin mai / début juin, par deux fois, un militant anarchiste jeune majeur, B, a affaire à Renan Remiller, fils du député-maire de Vienne et colleur d'affiche bénévole pour son père. Une première fois, montée Saint-Marcel (Vienne), B, en compagnie de L, enlève des affiches électorales de Jacques Remiller, qui étaient déjà largement dégradées (et qui cachaient inutilement des affiches culturelles placées derrière), sur un panneau d'affichage libre. Quelques jours plus tard, B, en compagnie de plusieurs militants viennois de la cause sociale (de longue date), recroise Renan Remiller. Celui-ci accuse B et ses amis d'avoir retiré des affiches qu'il venait de coller.

 

Or, rappelons que, dans la nuit du 16 au 17 juin, les vitres du local UMP de Roussillon sont brisées et un engin incendiaire (qui semblait être un cocktail Molotov, à base de bouteille de Vodka), est jeté à l'intérieur. Des traces indiquent qu'un des « vandales » portait des chaussures de type Shox. Le 22 Juin,, B est convoqué à la gendarmerie de Vienne. En effet, Renan Remiller s'y était précipité après l'attaque de Roussillon. Renan l'a accusé d'avoir tenu en sa présence (lors de la seconde incartade) les propos suivants : « si Remiller est réélu, on brûle les locaux de l'UMP, la mairie, sa maison, tout... ». Ce qui le positionne en bonne place de la liste des suspects de l'affaire du local de Roussillon. B apprend également qu'un des militants avec qui il était lors de la deuxième rencontre avec Renan Remiller a déjà été convoqué à la gendarmerie concernant Roussillon. Ce militant, qu'on appellera P, a dû justifier sa localisation dans la nuit du 16 au 17 juin. L'organisateur du barbecue où il se trouvait cette nuit là, l'employeur de P ainsi qu'un de ses collègues ont été entendus par la gendarmerie. B nie toute implication dans le vandalisme de Roussillon ainsi que les propos que Renan Remiller que lui a prêté. Le domicile de sa mère a été perquisitionné. Celle-ci a été interrogée par la gendarmerie pour qu'elle confirme l'alibi de son fils. B a été disculpé grâce à son témoignage.

 

Du mois de juin au mois de juillet, rien ne vient inquiéter B ou L. Les évènements précédents n'expliquent pas la vague de répression que les jeunes viennois ont affrontée au mois d'août. Il était évident que Jacques Remiller faisait pression pour que des enquêtes sérieuses soient menées sur ces délits ridiculement mineurs. Cependant, le rythme de ces enquêtes ne contente pas Remiller. Puisqu'il ne peut exercer suffisamment de pression de façon horizontale sur la police, il semblerait qu'il soit allé directement réclamer justice à la tête du ministère de l?Intérieur et de l?Etat.

 

D'après une source proche de la mairie, une discussion téléphonique aurait eu lieu entre la Ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie et Jacques Remiller. Jacques Remiller aurait demandé à ce que la police trouve des coupables aux dégradations à caractère politique, et particulièrement à Vienne. Nous ignorons si cette rencontre à eu des effets autre part que dans sa circonscription. D'autre part, selon une source interne à la police corroborée par un individu proche de la mairie, Remiller a également rencontré Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca. Le président de la république aurait déclaré à Remiller que c'est quand même chez lui qu'il reste une des dernières cellules anarchistes (!). Nous avons appris que Emmanuel Such est, selon lui, depuis 6 ans officier de la police judiciaire détaché à la sécurité de l'Elysée. Selon la même source, Remiller aurait rencontré d'abord le directeur des renseignements généraux. Nous ne savons pas si les renseignements généraux sont en train d'enquêter sur ces mêmes affaires. Remiller a également rencontré Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy aurait déclaré à Remiller que c'est quand même chez lui qu'il reste une des dernières cellules anarchistes (!). Nous avons appris que Emmanuel Such est depuis 6 ans officier de la police judiciaire détaché à la sécurité de l'Elysée. Nous ignorons l'ordre dans lesquels ces divers contacts ont été pris et ne pouvons certifier la véracité de ces informations.

 

Violente et soudaine vague de répression

 

Quoiqu'il en soit, la police, soudainement, semble pressée d'en finir. Elle n'a aucune preuve ni aucun indice matériel. Aussi, pour trouver des coupables, doit elle exercer une pression sans commune mesure avec les délits, à savoir principalement un bris de vitre et un graffiti au marqueur.

 

La répression s'est abattue sur les jeunes viennois soudainement.  Alors que B allait porter plainte pour dénonciation calomnieuse, fin juillet, contre Renan Remiller, Emmanuel Such le croise. B est alors été interrogé. Il l'a questionné au sujet de L et de leur éventuelle complicité concernant la dégradation du local UMP de Vienne. B. a nié leur implication et il pensait n'être plus inquiété dans ce genre d'affaire. Il se trompe lourdement.

 Comme L. était dans l'incapacité de se rendre à une nouvelle convocation, l'O.P.J Such a essayé de s'attaquer à une étudiante en science politiques. N'étant pas elle non plus disponible, c'est son frère, un militant stalinien, J, qui a été convoqué sans raisons apparentes, le 17 août. Certes, B et J sont amis, mais le seul lien invocable par la police pouvant relier J à B et L est une photographie prise de la mairie lors d'une manifestation anti-CPE. Cette photo datait de 2007 alors qu?elle a été prise en 2006. Ils ont demandé à ce que J et L reconnaissent plusieurs individus sur cette photographie. Pourtant, manifester ne constitue pas un délit et les regroupements par affinités politiques n'ont légalement rien de commun avec des organisations de malfaiteurs, surtout lorsqu'on tente de les prouver avec des photos vieilles d'un an. L'OPJ s'est servi de menus délits datant de l'époque où J était mineur pour faire pression sur lui. Il a menacé de le mettre en garde à vue, de l'impliquer dans l'affaire pour complicité et de lui "mettre des coups de pieds au cul". Il évoque de nombreux détails de la vie privée de J, de celle de ses parents et de sa s?ur, qui lui ont été révélés par des délateurs.

 

L. est convoqué le 20 aout à 9h30 et est placé presque directement en garde à vue. Alors que pour tout mineur placé en garde à vue les parents doivent être prévenus, c'est B qui prévient la mère de L. l'OPJ Such essaie de lui mettre tous les délits commis sur le dos.  L. avoue vaguement. Une perquisition est menée à son domicile dans la journée. Rien n'est découvert en rapport direct avec l'affaire. Cependant, des éléments disparates et inoffensifs sont regroupés par la police qui menace L. de les transmettre à la section anti-terroriste de Paris.  Sous la pression L. signe l'aveu de son implication dans le bris de vitre du local UMP de Vienne. Il reste néanmoins en garde à vue puisque l'OPJ obtient une prolongation du procureur, soit disant pour que la police continue peaufine l'étude des objets perquisitionnés. Précisons que L n'obtient pas la nourriture que sa mère lui a apporté. L'OPJ a dit que Remiller retirerait sa plainte si L avouait. Que L reste en garde à vue permet à l'OPJ Such de mentir à J en lui disant que L lui a tout mis sur le dos. J est en effet convoqué à nouveau, alors que L est encore en garde à vue. Such tente de le faire craquer et de lui extorquer des aveux concernant les dégradations mineures commises à Vienne. Lors de toutes les convocations, Such affirmé que aux trois suspects c'était à eux de prouver leur innocence et non pas à la police de prouver leur culpabilité. J a été menacé une fois de plus de rester en garde à vue puis à pu quitter le commissariat. Such lui a précisé que dans huit jours il connaîtrait la vérité. L est remis en liberté le 21 Aout à 17h30.

 

Une semaine plus tard, le 27 Aout à 9h30, c'est à nouveau au tour B d'être convoqué par Such, par une convocation remise en main propre. Such a parlé de divergences de témoignage (qui se sont avérées inexistantes) entre L et B. Il l'a placé en garde à vue car il continuait de nier les dégradations commises à Vienne. Il a passé plusieurs heures en garde à vue. Puis il a été réinterrogé. Such lui a demandé plusieurs fois s'il avait assisté à des réunions d'obédience anarcho-libertaires, de façon insistante. B a signé de refuser le procès verbal de l'interrogatoire. Such lui a demandé d'autoriser la police à effectuer une perquisition. B a signé l'autorisation. Il n'a pas été menotté lors du trajet jusqu'à son domicile alors que la loi le prévoyait. La police a perquisitionné son ordinateur, sa chambre et sa cave. RIen n'a été découvert, au grand dam de la police. B a fini par avouer, obtenant le retrait de la plainte de Jacques Remiller, la non consultation du dossier par les renseignements généraux et la disculpation totale de J. Il n'a avoué que pour la glu dans la serrure et le graffiti "fasciste" mais le Dauphiné et la Tribune de Vienne lui ont mis sur le dos des tags sur les vitres de l'UMP. B est libéré après 25 heures en garde à vue, malgré ses aveux, au prétexte, selon l'OPJ, de pressions que pourraient exercer les renseignements généraux (?).

 

Renan Remiller a été entendu jeudi 30 par l'OPJ Such dans le cadre du dépôt de plainte de B. L sera jugé en novembre 2007 par le Tribunal pour enfants. L. doit payer 1825 euros pour rembourser la vitrer. B sera jugé en mars 2008 par un tribunal à juge unique et ignore combien il devra payer d'amende. J a été mis hors de cause.

Chronologie :

 

-          Mars : une vitre du local de l'ump à Vienne est brisée

-          L est interrogé par l'OPJ Emmanuel Such à ce sujet.

-          Par deux fois, des incartades ont lieu entre des militants viennois et Renan Remiller

-          17 Juin : le local de campagne de Jacques Remiller à Roussillon est dégradé par un engin incendiaire

-          P. est interrogé par la gendarmerie de Vienne. Un de ses amis, son employeur et un de ses collègues sont interrogés également.

-          22 Juin : B est convoqué à la gendarmerie de Vienne pour être interrogé à propos de la dégradation du local de Jacques Remiller à Roussillon.

-      Fin Juillet : B porte plainte contre Renan Remiller et est interrogé par Such pour l'affaire du local de Vienne

-           Le 17 Aout : J est convoqué au commissariat et interrogé par Such.

-          Du 20 au 21 Août : L est placé en garde à vue, son domicile est perquisitionné et avoue avoir brisé la vitre du local UMP à Vienne. Pendant  ce temps, J est de nouveau interrogé à propos des dégradations mineures commises.

-          Renan Remiller est interrogé par Emmanuel Such.

-         Du 27 au 28 Août : B est convoqué, interrogé, placé en garde à vue. Son domicile est perquisitionné et il avoue avoir commis les dégradations mineures.

 

 

 

 

Vendredi 7 septembre 2007 5 07 /09 /2007 13:36
Jim Cramer: 5 minutes de vérité sur la télé américaine

Voici une vidéo (de début août 2007) sur la crise des subprimes aux USA où Jim Cramer, un journaliste TV trés connu spécialisé en économie, pète un plomb en direct sur CNBC.

Cela est intéressant pour tou-te-s celles et ceux qui s'interrogent sur l'impact réel de la crise financière aux Etats Unis. Malheureusement, ce document est en anglais. Ceci dit même sans tout comprendre le texte, la vidéo est assez marrante.

Profitant de l'effet de surprise, il dénonce en véritable kamikaze l'incompétence des responsables de la réserve fédérale US, et le silence médiatique assourdiant qui entoure la crise. Il explique comment la crise boursière qui touche l'Amérique va être dévastatrice et des millions de gens vont perdre boulot et maison.

A la fin de la vidéo, la chaîne CNBC spécifie toutefois que le point de vue de cet économiste éminent n'est pas celui de la chaîne de télé, et que les masses américaines n'ont donc pas lieu de s'inquiéter... Grace au direct, le témoignage a toutefois échappé à la censure.


Pour la regarder aller sur:



Concernant cette crise, le pessimisme des capitalistes les mieux informé-e-s en révèle toute la gravité. Celle-ci sera aussi une catastrophe pour des millions d'amèricain-e-s pauvres ou de classe moyenne. Cela sans parler de son extension internationale, puis des risques de guerre qu'elle engendre. La lente agonie du capitalisme porte son lot de misère et de désastres... Une seule alternative, la révolution socialiste.
Jeudi 6 septembre 2007 4 06 /09 /2007 16:28

Travaille et pense à rien…

 

Christine Lagarde, ministre des finances du gouvernement Sarkozy-Fillon a déclaré:

 

"Il faut en finir avec les théorisations idéologiques, cesser de penser, comme nous savons si bien le faire en France… et retrousser nos manches."

 

Et d'ajouter:

"La lutte des classes est un concept essentiel… aux historiens et à eux seuls"

 

Au moment où Sarkozy, léchant les bottes du patronat nous fait travailler plus pour vivre moins bien, voilà que nos ministres se plaignent de notre capacité à réfléchir…

 

On leur retournera une phrase de Karl Marx:

"Il est remarquable que la croyance en l'abêtissement du peuple soit devenu credo et principe de gouvernement".

Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /2007 10:21

Service minimum,

sévices maximum !

 

L'objectif à court terme du gouvernement Fillon est d'instaurer un Contrat Unique de travail sur le modèle du CNE (contrat ultra-précaire avec une période d'essai de 2 ans pendant laquelle le/la salarié-e peut être viré-e sans justification).

En effet, la non justification du licenciement permettra aux patrons du privé et aux chefs du public de virer sans problème ceux et celles qui se seront trop fait remarquer à faire grève.

 

Mais d’ici là, le gouvernement, pour empêcher des mobilisations dans les secteurs où les grèves sont généralement mieux suivies qu’ailleurs, entend instaurer un service minimum. D'abord dans les transports.

Cas concret, en cas de grève à la SNCF, les cheminots devront assurer un plan minimal de travail. Si la grève est bien suivie, les grévistes pourront même être réquisitionné-e-s!

 

La grève, ça consiste à arrêter de travailler pour frapper les patron-ne-s au porte-feuille afin qu’ils soient obligés de céder sur les revendications. La grève est aussi difficile pour ceux et celles qui la font: ce n'est ni une partie de plaisir ni une sieste mais un sacrifice.

En opposant travailleurs et usagers, en instaurant l’obligation d’un travail minimum , le gouvernement liquide de fait une grande partie du droit de grève.

D'abord dans les transports (SNCF, RATP…) ce projet devrait ensuite être imposé dans l'éducation nationale et ensuite partout.

 

L’argument utilisé par le gouvernement c’est que la grève dans les transports perturbe l’économie en empêchant les gens d’aller travailler, en restreignant la circulation des marchandises, etc.

Si l’UMP va au bout de sa logique, toute grève, dans quelque production que se soit perturbe pour partie l’économie.

Devra-t-on s’étonner si, commençant par les cheminot-e-s, le droit de grève est rogné pour tout le monde ensuite ?

 

Pour limiter encore la capacité des travailleurs/euses à faire grève, le projet de loi introduit l'obligation de se déclarer gréviste 48 heures avant le début de la grève. On imagine déjà les pressions des chefs sur les salarié-e-s et toutes les menaces possibles pour interdire de faire grève.

 

La mobilisation des salarié-e-s et l’attitude des syndicats seront déterminantes dans cette affaire. Pas de négociation possible sur un tel projet.

Les syndicats doivent monter en force dès aujourd’hui contre toute remise en cause du droit de grève. les manifestations prometteuses du 31 juillet ne sont qu'une toute première étape.

 

Si le gouvernement fait passer en force une loi sur le service minimum il faudra continuer à faire grève que l’on en ait le droit ou pas. Car seule la lutte paie.

Dans les transports, dans l'éducation nationale qui sont les premiers secteurs concernés, une mobilisation réussie dès la rentrée pour foutre en l'air ce projet de Sarkozy doit être la priorité des priorités.

Dimanche 12 août 2007 7 12 /08 /2007 14:15

Capitalisme assassin!

 

On a appris hier, pendant que Sarkozy se pavanait devant les caméras du Tour de France pour amuser la galerie, qu'un salarié s'est pendu dans son usine, l'usine PSA à Mulhouse.

C'est le 6ème salarié de cette entreprise à se suicider cette année.

Les syndicats l'attribue au fait qu'on demande aux salariés de bosser dans des conditions de pires en pires. Stress, productivité intensive, pression patronale, salaire bas, voilà le cocktail que la patronat nous fait avaler pour ses profits.

A force de tirer sur la ficelle elle finit par craquer.

 

La CGT demande que ce dernier suicide soit reconnu accident du travail. Plus globalement, il faut remettre en cause les conditions de travail.

Les travailleurs ne sont pas responsables de la dégradation de leur conditions de travail, les coupables sont les patrons.

 

Devant ces drames qui se multiplient nous ne pouvons qu'exprimer notre solidarité avec les salariés touchés par cela et notre dégoût devant un gouvernement scélérat qui nous impose de travailler plus et qui prévoit de liquider le droit de grève.

 

Quand les blés sont sous l'orage fou qui fait le délicat (Aragon)

 

Mobilisons-nous le plus fort possible pour changer les conditions de travail, augmenter les salaires, empêcher tous les projets du gouvernement.

C'est une question vitale.

Mercredi 18 juillet 2007 3 18 /07 /2007 18:59

Réforme des universités:

 NON MERCI !


Nouvelle étape dans la mise en concurrence des universités. Annoncée en grande pompe, priorité du gouvernement, aucune critique à l’horizon. La réforme des universités est au menu de la session parlementaire d’été. Le texte soutenu par Valérie Pécresse (ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche) contiendra des dispositions accentuant une politique d’autonomie des établissements.

- Les président-e-s d’universités pourront choisir leur profs

- Sera créé un statut d'autonomie pour des universités volontaires disposant de l'intégralité de leurs moyens

-          les conseils d'administration seront  resserrés

-          le mandat de président-e sera renouvelable.

Les président-e-s d’université vont devenir de vrais petits capitalistes dirigeant leur université comme une entreprise : en cherchant de nouveaux moyens financiers privés, en plus de ceux de l’Etat (pour l’instant), en cherchant de nouveaux partenariats avec les entreprises, en créant de nouvelles filières professionnalisantes et en liquidant les filières traditionnelles pas assez rentable à court terme.

Les résultats économiques et le pourcentage de réussite des étudiant-e-s seront les éléments de bilan que les président-e-s mettront en avant pour briguer un second mandat.

 

Pour l’instant le gouvernement semble écarter d’inscrire dans la loi la sélection des étudiant-e-s à l’entrée de l’université, et la hausse des frais d’inscription. Pour autant, le gouvernement planche déjà sur la sélection en master 1.

Nombre d’étudiant-e-s devront s’arrêter à la licence.

 

De plus, le gouvernement n’a pas besoin d’inscrire la sélection et la hausse des frais d’inscription dans les textes : dès lors que les universités seront autonomes, elles sélectionneront de fait leurs étudiant-e-s des la première années. En effet, l’autonomie c’est la concurrence et dans un système concurrentiel. Il est peut probable que les titulaires d’un bac pro ou technologique soient accueilli-e-s les bras ouverts. Ils et elles représentent un danger, un risque sur le retour sur investissement pour les dirigeant-e-s d’université et le gouvernement.

La pression de la sélection va s’accentuer de plus en plus si l’on ne fait rien.

 

Idem pour les frais d’inscription : moyen de sélection en soi, des frais d’inscription élevés permettraient aux universités de se placer dans le marché concurrentiel.

On sait déjà sur qui on ne pourra pas compter pour les prochaines mobilisations. L’unef, syndicat d’accompagnement n’est pas prête à remettre en cause l’autonomie qu’elle a, depuis les décrets LMD-ECTS, tout fait pour favoriser. Bruno Julliard, le président de l'Unef, s'est ainsi dit prêt au « dialogue » sur le sujet de l'autonomie mais dans le cadre d'une concertation globale sur l'université. « On ne veut pas qu'une loi soit votée pendant qu'il n'y a personne dans les facs et qu'après la loi, alors qu'il y a eu des engagements sur d'autres chantiers : bâtiments universitaires, conditions de vie étudiante, échec en premier cycle, etc, on s'arrête », explique ainsi le président de l'Unef. En fait, nous n’attendons pas les belles promesses du gouvernement sur tel ou tel domaine de la vie étudiante.

Les syndicats de luttes et les assemblées générales lors de la grève contre la Loi sur l’égalité des chances ont été clairs sur les revendications étudiantes : en premier lieu l’augmentation des bourses sociales en nombre et en valeur afin de ne pas être obliger de travailler à côté de ses études. En second lieu la lutte contre la professionnalisation qui conduit à des cursus bidons au service des intérêts des boites.

 

La réforme se fait quant les facs sont vides: cela montre que le gouvernement craint la mobilisation!

Dès la rentrée, les étudiant-e-s devront se mobiliser pour défendre leur droit à une université publique, gratuite et de qualité, pour refuser la sélection, l'augmentation des frais d'inscription et la liquidation du contenu des cursus pour un contenu au service des entreprises.

Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /2007 14:04

DECLARATION  DU CNU

POUR LES ELECTIONS LEGISLATIVES DE JUIN 2007

 

La résolution théorique sur les élections adoptée à la réunion du secrétariat du CNU le 6 janvier 2007 constitue la base de notre position politique dans toute situation électorale.

Elle exclut toute déviation droitière - voie pacifique, crétinisme parlementaire, électoralisme - et gauchiste - boycott systématique de toute élection.

« La tactique électorale doit donc avoir pour fonction de faire progresser le mouvement révolutionnaire vers ses objectifs stratégiques, en partant des conditions concrètes dans lesquelles se trouve ce mouvement et le mouvement communiste. En aucun cas, la tactique définie ne peut ignorer ou aller à l’encontre de ces objectifs ».

Actuellement, aucune force politique communiste marxiste-léniniste en France n’est en état de se servir de ces élections législatives comme d’une tribune en présentant des candidats porteurs de perspectives révolutionnaires, et comme moyen de gagner les éléments ouvriers avancés à la recherche de ces perspectives.

D’une manière générale, les candidats à la députation étiquetés « à la gauche de la gauche » ne sont que les représentants locaux des candidats qui se sont présentés aux présidentielles sous les couleurs du PCF, de LO, de la LCR, du PT ou des restes du mouvement antilibéral.

Le CNU n’a appelé à voter pour aucun d’entre eux aux présidentielles : il n’appelle pas plus à voter pour leurs candidats locaux aux législatives.

Cependant, s’il se trouve que ponctuellement, un candidat propose un programme clairement anticapitaliste, clairement anti-impérialiste et anti-chauvin, qu’il ne diffuse aucune illusion sur la démocratie bourgeoise, qu’il ne sert pas de relais au réformisme, au révisionnisme et au trotskisme, il est possible (aucun principe théorique ne s’y oppose) d’appeler à voter pour ce candidat en associant à cet appel notre propre propagande communiste.

En dehors de cette rare éventualité, tout appel en faveur d’un candidat reviendrait à diffuser des illusions, à servir de force d’appoint au réformisme classique ou anti-libéral, au révisionnisme ou au trotskisme. C’est en effet dans la clarté et dans le combat pour détruire ces courants contre-révolutionnaires que les communistes marxistes-léninistes s’unifieront et construiront l’avant-garde organisée de la classe ouvrière, le Parti Communiste.

Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /2007 12:54
 Pas de voix pour les partis bourgeois!Pas de voix pour la fausse gauche!

Contre la capitalisme !                   Pour empêcher les réformes anti-sociales!

Aux dernières élections présidentielles, aucun-e candidat-e ne remettait en cause le système capitaliste, l’électoralisme, la démocratie bourgeoise qui n’est rien d’autre que l’expression des choix de la classe dominante.

Au premier comme au second tour nous avons donc, résolument et conscient de notre rôle, appelé à l’abstention ou au vote blanc ou nul.

Nous avons dénoncé particulièrement la fausse opposition de la gauche vis à vis de la politique de la droite : celle-ci a par maintes reprise prouvé qu’elle rivalisait tout à fait avec celle-là.


Les anti-libéraux et l’extrême gauche, bien que présentant une opposition moins factice à la droite et en accord sur de nombreux points entre eux/elles, n’ont pas eu de démarche unitaire et ce alors que tous/tes se limitaient à rejeter le libéralisme.


Pour les JCML, le libéralisme n’est qu’une politique du capital. Pour autant, la social-démocratie n’est pas dans notre camp, fut-elle opposée au libéralisme. Nous voyons donc, dans la période actuelle, l’anti-libéralisme comme un moyen de la bourgeoisie de ramener dans le sillon du PS les ouvrier-e-s, les jeunes qui contestent la société actuelle.

La désunion des anti-libéraux, après une tentative d’union de façade à travers des collectifs montre que l’anti-libéralisme, car il ménage la société bourgeoise, ne suffit pas à mettre en œuvre une base de travail permettant une réelle unité.



Aux élections législatives, les mêmes dispositions se présentent globalement.


L’UMP et les centristes se présentent pour avoir une majorité à l’assemblée nationale. Cette élection est pour eux/elles une simple formalité : il s’agit d’enfoncer le clou pour maintenir le cap des réformes. Il s’agit de donner une apparence de légitimité à la baisse des salaires, à la hausse du temps de travail, à la casse du droit du travail et de la sécurité de l’emploi, à la privatisation des universités et de l’enseignement en général, ou encore à la casse de la sécurité sociale. C’est un programme complet au servie du patronat que Sarkozy, l’Ump et les centristes ont dans leur sac.


Au PS, on ose encore se présenter comme une opposition. Pourtant ce parti a été le premier à condamner les manifestations légitimes après la victoire de sarkozy. Le PS travaille même avec le nouveau gouvernement en y envoyant des ministres ou des « chargés de missions ». L’éminent Claude Allègre va ainsi travailler mains dans la main avec Pécresse pour la réformes des universités. Le PS se révèle être un vivier de cadres pour la droite, ce qui monte leur proximité idéologique.


Leur seul crédo c’est de dire que l’UMP ne doit pas avoir une majorité trop écrasante !

Le crédo d’une véritable opposition c’est d’organiser la contre-attaque devant les réformes à venir qui vont à l’encontre du prolétariat et non de collaborer directement ou indirectement à celles-ci ou de faire patienter les masses jusqu’en 2012 !

Pas plus qu’aux présidentielles, le vote PS ne sera un vote utile, au premier comme au second tour.


Les JCML appellent donc à se détourner de ces votes là.


Les anti-libéraux et l’extrême gauche présentent des candidat-e-s dans la plupart des circonscriptions.

Globalement, ceux/celles-ci présenteront une opposition plus réelle au nouveau pouvoir sarkozy et au nouveau gouvernement. Parfois, ils/elles pourront servir de point d’appui. Mais nul doute que ce ne sera pas une constante. En effet, les dernières élections ont montré que l’extrême-gauche (LO et LCR) de même que le PCF et les autres anti-libéraux sont à la traîne du parti socialiste, de la social-démocratie et de la démocratie bourgeoise.

Parmi les candidat-e-s, si un certains nombre serviront les luttes, nombreux/euses sont ceux/celles qui ne viennent qu’à la soupe, défendent leur intérêt matériel d’élu-e et sont prêt-e-s à marcher à revers des luttes.



Il n’est donc pas possible pour nous de donner une consigne de vote pour tel ou tel parti, pour tel ou tel courant, tant les situations locales diffèrent et tant l’extrême-gauche officielle et la gauche anti-libérale ont des implications dans le système actuel.


Sans rejeter ni appeler a priori à l’abstention, nous appelons le plus grand nombre de jeunes à ne voter que pour des candidat-e-s qui porteront réellement nos luttes, nous soutiendront, s’engageront pour la lutte contre le capitalisme, contre la politique sarkoziste, contre l’impérialisme en particulier français.

Dans le cas de l’absence de tel-le-s candidat-e-s nous appelons à l’abstention ou au vote blanc ou nul.


Quelque soit la composition de la future assemblée, soyons conscient-e-s que la tâche principale des révolutionnaire est plus que jamais la création d’un parti communiste de notre époque, développant l’idéologie du prolétariat : le marxisme-léninisme.

Lundi 4 juin 2007 1 04 /06 /2007 15:06

Les mesures Sarkozy ne passeront pas !


Le nouveau pouvoir Sarkozy-Fillon est décidé à frapper fort, et sur tous les sujets, dés le mois de juin, et au plus tard cet automne. Son objectif, c’est entre autres:

 

de donner les pleins pouvoirs à la police

la majorité pénale sera abaissée à16 ans, et les peines alourdies pour les récidivistes

 

de liquider les services publics

la santé, l’éducation, les universités seront réformées (sélection à l’entrée, hausse des frais d’inscription au programme), un grand nombre de postes sera supprimé.

 

de mettre en place le Contrat Unique

permettant le licenciement immédiat sans justification (le CPE pour tou-te-s, permettant aux patron-ne-s de modifier les horaires et les cadences selon le moindre de leurs caprices).

 

d’alléger les taxes pour les plus riches

l’impôt de succession sera supprimé, impossibilité de taxer au delà de 50% des revenus des plus fortuné-e-s (« bouclier fiscal »)

 

de supprimer le droit de grève

avec l’instauration du service minimum


Bien qu’il ait été élu par un processus électoral « normal », Sarko n’a rien de « légitime ». Ces élections n’ont fait que refléter la propagande médiatique, le matraquage de la pensée dominante, alors qu’en face, Royal ne constituait en rien une vraie alternative… Un débat dans lequel tout le monde partage en gros les mêmes idées, ce n’est pas un débat. Demander aux gens de voter pour savoir qui va piétiner leurs intérêts, mais ne pas leur demander si ils veulent que leurs intérêts soient piétinés, ce n’est pas la démocratie.

 

Le 6 mai 2007, à la suite de l’élection de Sarko à la présidence de la république, un grand nombre de jeunes sont descendu-e-s dans la rue. Ce fut un mouvement spontané avec ses limites mais il à montré que la jeunesse populaire ne laissera pas les mains libres à l’Etat-UMP pour faire sa politique.

A chaque mesure, à chaque réforme que le gouvernement fera passer, le mouvement de masse grandira pour l’arrêter. L’année 2007-2008 sera partout celle de la lutte. La mobilisation des lycées sera l’œuvre des lycéen-ne-s eux/elles-mêmes !

Dans chaque lycée des contacts doivent être pris pour constituer dès la rentrée prochaine des comités d’organisation.

Dans les lycées, il est urgent de se tenir prêt-e-s dès l’année prochaine, à organiser une mobilisation d’ampleur, aux côtés des salarié-e-s, des étudiant-e-s et des quartiers qui devront faire de même pour défendre nos acquis sociaux, nos libertés.

 

            (Les JCML se tiennent à votre disposition pour vous aider le cas échéant)

Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /2007 16:41
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