

Les Jeunesses Communistes Marxistes-Léninistes du Rhône expriment leur indignation devant la décision du parquet de Paris de demander la révocation du régime de semi-liberté cédé à l’ancien militant d’Action Directe Jean-Marc Rouillan. Cette demande a été suivie de l’arrestation du militant avant une audience prévue le 16 octobre.
Celui-ci s’est vu interdire d’évoquer son passé. Dans une interview à l’Express il caractérise, à juste titre selon nous, cette interdiction comme une volonté de l’Etat de l’empêcher de tirer publiquement un bilan critique sur son action.
Dans la même interview, il déclare que la violence est nécessaire dans la révolution : "En tant que communiste, je reste convaincu que la lutte armée à un moment du processus révolutionnaire est nécessaire". Nous partageons nous aussi cette idée à 100% et nous n’avons pas à nous en excuser.
Malgré 20 ans de prison, Jean Marc Rouillan a encore le courage de dire cette vérité même si nous ne partageons pas son adhésion au NPA (parti de Besancenot), parti qui va selon nous à l’encontre des idées révolutionnaires.
On comprend que l’Etat n’ait pas envie que les idées révolutionnaires soient portées haut et fort : c’est ainsi qu’il faut interpréter cette décision du parquet.
Nous réclamons donc la libération immédiate de Jean-Marc Rouillan et qu’il lui soit accordé un régime de liberté complète.
Nous réclamons aussi la libération de Georges Cipriani encore détenu.