CAPITALISME REGULE ?
NON ! IL FAUT RENVERSER LE CAPITALISME !
(DECLARATION DU CNU-MCF)
Un système pourrissant et parasitaire
Le système mondial capitaliste vit une aggravation aiguë de sa crise structurelle. L’ampleur de la crise financière- 25 000 milliards de dollars dilapidés (et que le capital se propose de faire payer aux travailleurs), atteste de son parasitisme colossal. Le capitalisme est l’obstacle majeur à la résolution des problèmes globaux de l’humanité.
Le stade impérialiste du capitalisme aiguise toutes les contradictions de ce mode de production, notamment celle entre les potentialités des forces productives et des rapports de production caducs fondés sur l’exploitation du travail salarié qui assurent l’appropriation capitaliste des richesses produites au détriment du prolétariat et des travailleurs.
Nous sommes confrontés au pourrissement d’un régime qui ces dernières années satisfaisait le maximum de profits immédiats, en multipliant par 4 ou 5 la plus-value extraite de l’exploitation par l’achat/vante d’actions boursières par l’intermédiaire des banques, compagnies d’assurance, fonds de pension.
La crise structurelle souligne la profonde anarchie de la production sous le capitalisme qui vise non la satisfaction des besoins même élémentaires mais l’exigence de profits pour les monopoles. Système qui est conduit ainsi périodiquement à détruire le capital en " excès " (celui qui ne réalise pas le profit maximum) et les forces productives au moyen des guerres impérialistes, des fermetures d’entreprises, de la ruine des concurrents et des exploitations agricoles et artisanales, tout en paupérisant l’écrasante majorité de la population mondiale.
Ainsi, le capitalisme contemporain élargit la sphère de ses victimes : ouvriers surexploités par l’allongement du temps de travail et de carrière, en butte aux bas salaires ; employés dont les conditions de travail et de revenus les rapprochent du prolétariat, jeunesse vouée à la précarité des " petits boulots " et à la déqualification ; couches moyennes dont l’épargne est menacée par la crise financière, petits capitalistes ou commerçants victimes du refus des banques d’accorder des crédits ; intellectuels et créateurs dont les potentialités sont soumises à la loi de la rentabilité.
Le capitalisme ne pourra échapper à sa crise structurelle, là où les méthodes de gestion bourgeoise keynésienne avaient montré leur impuissance à solutionner la crise de surproduction des années 70/80, la politique impérialiste néolibérale, présentée comme la panacée universelle (et rendue obligatoire par le Traité de Lisbonne) s’est avérée facteur d’aggravation de la bulle spéculative.
Rejeter les solutions capitalistes ou réformistes à la crise
Le peuple travailleur doit se convaincre d’une chose : quelles que soient les méthodes de gestion, le capitalisme est atteint d’une maladie incurable, ses contradictions internes sont fatales. Toutefois, si la fin du capitalisme est inéluctable, il ne disparaîtra pas tout seul. Seul le renversement révolutionnaire du capitalisme peut mettre fin à ce système qui est la source de la misère, du chômage massif, des guerres et de l’oppression impérialiste. Après ce renversement, la classe ouvrière pourra alors construire une autre société au service des travailleurs : le socialisme. Toute autre " solution " mènera le peuple dans une impasse et prolongera l’agonie du capitalisme avec son cortège de misères, de guerres et de barbarie.
Tournant le dos à ce qu’ils adoraient voici peu (la régulation par le marché), les politiciens bourgeois les Sarkozy, Bush, Brown, Poutine … prônent maintenant l’intervention de l’Etat dans l’économie afin de réguler le capitalisme financier à coups d’argent public détourné au profit des fauteurs de crise : les banquiers et autres monopolistes, de " nationalisations " en fait des prises de participation de l’Etat pour sauver le système financier impérialiste.
Les propos de circonstances d’un Sarkozy sur le " capitalisme régulé, moralisé " ne sont là que pour endormir les travailleurs et les duper…afin de pérenniser ce système et les profits qui découlent de l’exploitation.
Les conditions objectives pour le passage au socialisme sont mûres depuis longtemps dans les Etats impérialistes mais le facteur subjectif (parti, syndicat, masses) retarde sur les besoins de la lutte historique, notamment en France.
Dans ces conditions, le réformisme peut être relancé par la classe capitaliste, comme instrument de canalisation et récupération du mécontentement populaire croissant.
C’est tout d’abord s’en tenir aux seules solutions antilibérales ou pour d’autres rêver d’une France souveraine et républicaine alors que la cible historique est le capitalisme. Prôner la taxe Tobin sur la spéculation financière, " l’utilisation de l’argent autrement " (PCF) revient à " ignorer " les lois économiques du capitalisme et la nature de classe de l’Etat qui est bien une dictature de classe de la bourgeoisie monopoliste (pouvoir sans partage).
Oser se revendiquer de " l’anticapitalisme " comme la LCR/NPA de Besancenot, en le limitant à un utopique " partage des richesses " relève de la recherche impossible d’un compromis avec une classe capitaliste qui ne s’enrichit que de la spoliation du travail. Où a-t-on vu de tels exemples de " partage ", nulle part bien sûr.
Aujourd’hui, afin de renforcer les conditions politiques du renversement du pouvoir capitaliste, les travailleurs doivent rejeter les " solutions " bourgeoises, réformistes qui ne visent ou conduisent qu’à faire perdurer un système sans perspectives historiques.
Le socialisme, seule réponse populaire à la crise du capitalisme
La solution de lutte difficile et qui se heurtera à la résistance acharnée de la classe dominante mais néanmoins déclinante est celle de la construction d’un front anticapitaliste.
Il faut oeuvrer à la renaissance d’un puissant syndicalisme de classe et de masse, en battant les états-majors syndicaux réformistes qui prônent la résignation et la capitulation ; il est impératif de mettre en avant la nécessité et la possibilité de supprimer l’exploitation capitaliste à chaque étape des inévitables batailles pour l’augmentation générale des salaires, la défense des emplois, contre les fermetures d’entreprises et les licenciements, pour la sauvegarde des services publics de proximité, des transports, de l’éducation, de santé, de l’énergie en combattant les privatisations.
Dans le courant de ces luttes émergera une avant-garde ouvrière qui seule peut guider le combat émancipateur pour renverser le capitalisme : le parti communiste, ouvrier, marxiste-léniniste qui en France nous manque et qui reste à construire.
En effet, il n’y aura pas de renversement du système d’exploitation sans parti révolutionnaire, organisation dirigeante maîtrisant les enseignements du communisme scientifique de Marx et Lénine, prenant appui sur la créativité des masses populaires dans leurs luttes pour le progrès social, la démocratie, la paix, faisant grandir la conscience historique de la nécessité et de la possibilité du renversement du capitalisme pour assurer la marche en avant de l’humanité, par la révolution socialiste.
Le capitalisme n’a pas d’avenir, il est désormais dans l’incapacité de satisfaire les besoins matériels et culturels de la société. Les réformes, déclarations, promesses des hommes du capital seront impuissantes devant les contradictions irréductibles engendrées par ses lois de fonctionnement. Mais le capitalisme ne tombera pas de lui-même, acculé, il envisage les solutions des années 30 : le fascisme et la guerre comme moyen de conjurer la crise. Le combat pour les libertés démocratiques, contre la répression et le flicage généralisé, contre les guerres impérialistes doit rencontrer les communistes aux avant-postes de la résistance.
La crise structurelle du capitalisme atteste du besoin d’une société alternative au capitalisme, d’une société sans exploitation salariale ni oppression nationale ou sexiste. Ce nouveau mode de production doit être fondé sur la propriété collective et sociale des moyens de production, d’échange, d’informations, la planification de la production afin de satisfaire toujours plus les besoins, prendre appui sur des comités de gestion locaux, d’entreprise sur le modèle des soviets, assurer la plénitude du pouvoir politique à la classe ouvrière et aux travailleurs dans une nouvelle République du Travail.
Marx et Engels déclaraient " les communistes ne cachent pas leur but historique ", les marxistes-léninistes oeuvrent à envoyer le capitalisme aux poubelles de l’histoire et à engager la marche vers le socialisme et le communisme.


